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Dead Or Alive 6

Il est temps de monter à nouveau sur le ring, ou plus précisément dans les arènes de DOATEC avec Dead Or Alive 6. Un jeu qui ne casse pas que des figures.

Briseuse/eur de décors

Effectivement, vous serez aussi un(e) véritable Décorbreaker dans DOA6. Symboliques de la franchise, les environnements interactifs perdurent & se développent. Dead Or Alive 6 monte encore le curseur & cette particularité fait plus que son effet. Pourtant elle n’est même pas le principal besoin d’un tel logiciel, à savoir le système de jeu axé sur la baston. Mais elle s’imbrique totalement dans celui-ci. Fracasser son adversaire dans une de ces arènes, en espérant réussir à déclencher une interaction, fait pleinement partie du plaisir. Ainsi que de notre approche.

Mais ce DOA ne déchire pas que ses lieux, il en fait tout autant avec les vêtements. Spécificité que l’on ne croise pas toujours dans les logiciels de combat. Forcément, il n’y a rien de mal à ne pas en bénéficier dans sa production. Néanmoins quand elle est proposée, elle marque, si bien que l’on en parle. Voir les fringues se dégrader au fur & à mesure ajoute un grain de crédibilité. Même si évidemment les coups sont dantesques & l’on n’imagine pas cela dans la réalité. Pour autant, cela marche. Tout autant que l’évolution physique des personnages durant la bagarre.

Fight to Survive

Pour aller donner des coups de tatanes, on retrouve les classiques modes arcade, survie ou encore contre-la-montre. Ce que Dead Or Alive 6 agrémente d’une partie histoire. On y découvrira l’organisation du nouveau tournoi, au travers des différent(e)s protagonistes. Entre les scènes nous dévoilant le scénario & les batailles, l’on découvre les caractères & généralement les ambitions des combattant(e)s. On se laisse aisément happer. Un très bon mode histoire pour un versus fighting. Et quand il n’y en a pas, tout le monde se plaint. On fonce d’ailleurs sur lui en 1er, quand l’on est en solo. Puisqu’à 2 l’on part d’emblée dans l’affrontement 1 contre 1 en local. Avec 24 persos à disposition, dont 2 nouvelles entités. Le tout très varié dans les genres martiaux.

Mais si l’on est seul(e), on a également l’opportunité de découvrir le mode quête. Qui nous défie constamment & est une bonne méthode pour engranger des crédits de costume & de joueur. Ce qui change de l’enchainement de combats de base. Avant d’éventuellement vous jeter en ligne, voire même tout bonnement dans les voies en local que l’on vient de traiter, allez faire un tour du côté du tutoriel. Ce dernier s’avère juste énorme, avec des tas d’objectifs à atteindre. Ceci dans un apprentissage soigné, faisant véritablement progresser & non rager, voire ennuyer.

Vous y (re)découvrirez l’essence-même de la baston DOA, à savoir 4 touches pour projection, pied, poing et enfin projection ou contre. D’ailleurs en parlant de contre, ce dernier est toujours aussi important dans la licence. On rivalise ainsi de stratégie pour véritablement contrer & non juste attaquer/défendre. Sans omettre la légendaire mécanique puits/pierre/feuille/ciseaux. Faisant que tel coup bat tel autre, qui se fait avoir par untel, lui-même dépassé par celui-ci qui se fait manger par le 1er évoqué…

Dead Or Alive 6 ne fait pas de nous qu’un(e) briseuse/eur de cœurs, de décors & de sapes, puisqu’il propose carrément une jauge de Rupture pour nos offensives. Les attaques adverses comptent pour la remplir. Si bien qu’elle offre un moyen de renverser la situation. Soit à partir de sa mi-parcours avec une parade de choc. Soit quand elle est au maximum, via un coup dévastateur mais sensible aux offensives basses. Au-delà de ces ajouts, la gâchette à employer délivre une Fatal Rush capable de vous mener vers un combo imparable. Cependant la lancer ne s’avèrera pas si facile qu’on pourrait le croire. Et autant vous dire que celles & ceux la tentant trop, voire qui ne font que ça mais là on atteint un autre stade du manque de jugeote, se verront rapidement terrassé(e)s. D’ailleurs elles & ils ne viennent pas demander leur rester.

Woh c’est de toute boobté

Pour vous faire plaisir, l’on use quand même d’un petit jeu de mots référencé à ce qui est toujours accolé à la licence. Si jamais vous êtes du genre à vous demander si cet aspect est toujours présent & bien oui, il l’est. Avouons qui si les femmes avaient connu une large réduction mammaire, c’est le chara design habituel qui aurait grandement changé & tout le monde se serait plaint en arguant : « Ce n’est plus DOA ». Le réel point important, est de savoir si l’on cherche à fixer une partie du public dessus ou si la jouabilité est au rendez-vous. La réponse, vous la connaissez depuis la précédente partie. Et si vous êtes obnubilé(e)s par un détail physique, au lieu de ressentir la saveur de Dead Or Alive 6, c’est que vous avez un problème. Et puis vous pouvez toujours choisir si les poitrines rebondiront allègrement ou non, via les options.

Mais les hommes pètent le feu également dans ce nouvel épisode ! En somme, toutes & tous les personnages bénéficient d’un rendu splendide. Auquel se mêle la fluidité des mouvements. Tandis que les décors nous en mettent plein la vue, pas que grâce à leur côté vivant. Il en va de même à propos des costumes & accessoires de nos héroïnes/héros. En glanant des points de joueur & pièces de costume, il est possible d’acquérir pas mal de choses pour les personnaliser. Comme toujours, cela semble anecdotique quand l’on en parle. En réalité, l’on passe énormément à grappiller de quoi s’en acheter à nouveau pour avoir le style que l’on ambitionne. Voire pour se distinguer avec ceux des potes. Ou même avec des inconnu(e)s en ligne.

La majeure difficulté d’un jeu de combat, s’avère de savoir conserver son identité, tout en apportant des nouveautés de qualité, au sein-même de ses mécaniques. Force est de constater que Dead Or Alive 6 réussit cet alliage avec brio. Les ajouts accentuent encore plus la stratégie et les contres, en étant déjà finement calibrés. Et donc nul besoin d’un patch pour rééquilibrer directement. Comme dans sa globalité, en faisant un jeu déjà bien fourni. Même si des contenus additionnels existent pour le gonfler. Mais sans le vice de proposer peu de modes, de lutteuses/eurs ou un système de jeu bancal.

Inod

Développeur : Team Ninja
Éditeur : Koei Tecmo Europe
Genre : Combat
Supports : PlayStation 4 & Xbox One

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