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Days Gone

Nouvelle franchise et exclusivité de la PS4, Days Gone c’est un peu l’histoire de l’homme à la moto. Ou peut-être l’inverse. Saura-t-elle marquer pour éventuellement se prolonger ?

Deacon pas trop avec les zombies !

Une pandémie a ravagé l’univers de Days Gone ! Enfin pas tout à fait, puisque si des pertes en cascade sont à dénombrer, de nombreuses personnes ont trouvé une nouvelle voie. Peut-être même trop nombreuses d’ailleurs… Car celles-ci sont devenues des freakers. En somme, des mutants qui n’ont qu’une hâte : vous dévorer tout cru. Du moins tout ce qui bouge. Dont nous, Deacon St. John, drifter () et chasseur de primes, au Nord-Ouest des Etats-Unis. Un endroit aussi dévasté et abandonné, que notre avatar. Qui devra se trouver un nouveau but pour (sur)vivre. Même s’il lui reste sa fidèle amie, sa bécane.

Place de ma mob

Si parmi les jeux d’action pouvant être comparés à Days Gone les motos sont rares, l’on avait eu droit à quelques-uns proposant une véritable relation avec une, voire des voitures. Ce qui amène une première originalité. Le véhicule s’avèrera loin d’être accessoire. Si déjà dans notre monde, la solitude peut faire plus que se ressentir, l’histoire de Deacon accentuera ce sentiment. N’ayant finalement plus à ses côtés que la 2 roues, qui le lui rend bien. Lui-même semblant développer de vrais sentiments pour elle. La relation entre les 2 s’avère un point fort. On ne la prend jamais un simple objet servant à se déplacer. On la bichonnera d’ailleurs au maximum, avec la possibilité de la personnaliser.

Il s’agira également de l’abreuver en carburant. Sans quoi elle tomberait en rade, ce qui risquerait de nous coûter à de diverses manières. Tant à pied les trajets peuvent être long certes, mais aussi car elle est essentielle pour lutter. Sans omettre qu’en son absence, l’on se sent comme démis d’un membre ou séparé d’un être cher. On adore l’enfourcher, ne serait-ce que pour relier un endroit à un autre. Cette moto n’est pas simplement un très bon point de Days Gone, mais une facette à proprement parler de l’expérience. Avec un grand attachement à celle-ci.

Néanmoins Deacon croisera d’autres protagonistes, hormis sa copine à 2 roues et les infecté(e)s. En l’occurrence des humain(e)s, ayant de plus ou moins bonnes intentions. D’une part des réfugié(e)s que l’on aidera. On y trouvera des missions et de quoi acquérir des améliorations, également pour nos armes. Cependant en vue d’en débloquer davantage, il sera nécessaire de développer le camp. On se retrouve ainsi avec des choix cornéliens. Lequel privilégier pour en monter la qualité ? Celui qui nous offrira un niveau d’améliorations que l’on n’a pas encore atteint ? Ou bien faire grimper celui à la traine ? On ressent aussi le côté survie par ce biais. Tant dans le besoin de progresser et de prendre des décisions potentiellement égocentriques. Que par celle de l’envie de soutenir le plus de personnes dans cette terreur. Reste à savoir votre penchant.

D’autre part, l’on rencontrera des PNJ qui pour tenir, ont pris le tournant de la violence. Et on leur répond donc de la même manière. Si les maraudeurs tirent généralement leur force du nombre, les humains sont eux plus fourbes. De quoi connaitre des affrontements différents et par conséquent des approches qui le sont tout autant. Pour ce faire, l’on aura droit à des armes à feu plus ou moins classiques, en plus de la fameuse arbalète vite remarquée au fil des images d’avant-sortie. Mais également à des objets de mêlée essentiels (batte, marteau…), tant les munitions se font rares en ces lieux. Même si l’on pourra fouiller les habitations, bagnoles… On bénéficiera notamment de projectiles (grenade, cocktail molotov…), pratiques pour faire le ménage quand une horde débarque.

Mais également pour amener au déclenchement de pièges. L’astuce maligne du logiciel, que cette facette guet-apens. Qui amuse davantage que de simples affrontements, en poussant à la réflexion. Tout en ayant plusieurs manières d’aborder ses offensives, sa défense et ses traquenards, selon si l’on évolue à moto ou non. Ainsi qu’en rentre-dedans ou en infiltration.

Sur mon fier destroyer

La situation géographique offre à Days Gone un éventail d’environnements se ressentant sur les divers pans du jeu. Dont le plus important : la jouabilité ! Surtout qu’il faut y associer les conditions climatiques. On traverse ainsi les forêts emplies de sapins de l’Oregon, à la Wayward Pines sauf que le jeu lui est bon. En passant sur le bitume certes, mais également au travers de chemins pouvant devenir boueux, sous l’impact pluvieux. Ce qui change diamétralement la donne. On aura également l’occasion d’aller plus loin dans les montagnes enneigées. Tandis que l’on découvrira par ailleurs des semblants de villes, laissées à l’abandon et à la fois ouvertes au pillage. Obligatoire pour la survie. Mais tout autant à la destruction primale malheureusement.

Sans oublier le cycle jour/nuit. Qui touche lui aussi fortement notre aventure et pas juste visuellement. Particulièrement la nuit, où tous les mutants sont de sortie. Ou davantage dangereux. La variété des décors est au même titre intéressante pour éviter la lassitude. Tout en délivrant de jolis panoramas très distincts. Que l’on apprécie grandement admirer au guidon de la grosse cylindrée. L’ambiance profite en plus de doublages de qualité, aussi bien en français, qu’en anglais. Une dualité qui reste rare dans le milieu et importante à signaler.

Rassemblant tout ce qui fait la force des jeux d’action/survie dans un milieu post-apocalyptique, pour faire la différence Days Gone se devait de posséder une spécificité forte. Elle figure bel et bien là, en la « personne » de la moto. On aborde l’aventure d’une manière originale grâce à celle-ci, à laquelle on s’attache autant que Deacon avec elle.

Inod

Développeur : Bend Studio
Éditeur : Sony Interactive Entertainment Europe
Genre : Action
Support : PlayStation 4

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