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Labyrinth of Refrain: Coven of Dusk

Dès que Nippon Ichi Software débarque, c’est immédiatement le frétillement dans le milieu vidéo-ludique & plus encore dans le jeu de rôle. Ainsi, quand une nouvelle licence est annoncée, l’intérêt gagne ce soupçon de curiosité, dont l’on viendra à bout seulement après une exploration digne de celle d’un labyrinthe. Cela tombe bien, puisqu’elle s’intitule Labyrinth of Refrain: Coven of Dusk.

Je suis une poupée de cire, une poupée de donjon

On en a incarné des personnages. Animaux, humaines/ains, personnes venues de planètes réelles ou fictives, objets… Et bien l’on n’est pas au bout de nos surprises. Labyrinth of Refrain: Coven of Dusk nous mettant dans la peau d’un livre. Oh dans l’univers dépeint, on imagine sans mal qu’ils sont conçus en peau. Tout comme chez certains éditeurs IRL, utilisant celle du postérieur du public acquérant leurs ouvrages ! Attention n n’est pas n’importe lequel. Le Tractatus de Monstrum, habité par une âme, sans que l’on n’en sache plus.

Mais quand l’on n’est pas « n’importe » qui ou quoi, on suscite l’intérêt de viles entités. Justement, la sorcière Dronya cherchant une solution pour s’accaparer le pouvoir se trouvant dans le labyrinthe situé sous le puits de Khazala, dans la ville de Refrain. Les représentants de cette dernière y enverraient bien du monde, cependant aucun(e) humain(e) ne peut en ressortir vivant(e). L’endroit bourré de mana, leur étant toxique. Enfin une personne a déjà réussi, celle ayant écrit ce fameux Tractie de son petit nom.

En unissant nos forces, la sorcière & nous, le livre tout de même habité par une âme capable de grandes choses, la solution est toute trouvée. Créer un escadron de pantins, à qui l’on donnera vie. Afin qu’en tant que livre, on dirige nos troupes (les Cabales) dans les bas-fonds des lieux. Oublié le souci d’empoisonnement par l’air du labyrinthe. & puis l’on n’envoie aucune femme, ni aucun homme au casse-pipe. Ce ne seront « que » des poupées de bois, oui pas de cire, qui iront au devant de ces donjons malfamés.

Raid faction

Cependant avant de se lancer à l’action, y compris lorsque vous serez déjà à un stade bien avancé, les préparatifs à l’aide de la sorcière & de son apprentie Luca, s’avèreront toujours primordiaux. La difficulté & la prolifération des combats, à force d’exploration de la partie souterraine de Labyrinth of Refrain: Coven of Dusk, s’avérant suffisamment fortes, pour que l’on n’y aille pas les mains dans les poches.

Notamment en faisant passer des pactes. Comme il s’agit de marionnettes, on était à 2 doigts de titrer ce paragraphe : le pacte des mous. Ceux-ci permettant de glaner des Donums (sorts) & autres bonus, par exemple d’attaque tout simplement. De quoi penser sa stratégie en amont, pour éviter d’avoir à panser ses plaies. Car il s’agit de l’un des points les plus originaux de l’expérience : la perte des parties du corps des pantins. Qui plus est, l’impact dans le système de jeu est concret,  rendant cette spécificité ultra intéressante. On pourra ainsi les réparer, la troupe revenue dans la caravane. Vigilance tout de même au légendaire coup de Jean-Michel MacLeod du clan MacLeod. Si l’un perd la tête, c’en est fini pour lui.

Ce qui nous ennuiera, au-delà de perdre une unité. Car l’on s’y attache à ces êtres d’ébène. On les modèle à notre envie, dans leur sexe, leur aspect (grosse quantité de protagonistes), ou encore leur classe. Avec évidemment tout ce qui fait l’essence des JDR : adeptes de la magie, de l’attaque à distance, du combat rapproché…

Se jouant en vue à la première personne ou au premier bouquin, on ignore quel terme employer, avec une carte se révélant au fur & à mesure selon nos escapades, on ressent la saveur des dungeon RPG à l’ancienne. Ceux encore plus à l’ancienne, que les JDR dont les rédactrices/eurs évoquent comme à l’ancienne, car à la sauce années 90. On retrouve ainsi cette épice, la surprise, voire la crainte. Car il y a pas mal de créatures barrant le chemin. & à partir du moment où l’on acquerra du butin, repartir avec vers les hauteurs ne s’avèrera pas une mauvaise idée. Car si l’on nous met en échec, envolées les trouvailles.

Labyrinth of Refrain: Coven of Dusk n’hésite pas à être punitif sur ce point. Et comme l’on peut faire une mauvaise rencontre à chaque coin sombre. Bon il fait constamment sombre du coup vous voyez le topo. Néanmoins l’on dispose d’options permettant d’esquiver des ennemis nous attendant. Ce à quoi il faut ajouter, parmi la facette exploration, la possibilité de briser les murs. Particularité incluant beaucoup d’excitation à l’aventure dans ces (sous) terres inconnues. & si savoir que pléthore de batailles vous guettent vous file les chocottes sur la durée, la possibilité d’accélérer le mouvement apporte grandement. N’hésitez pas à vous en servir, quand vous savez que votre équipe est suffisamment puissante pour venir à bout du menu fretin proposé.

Toujours le même refrain ?

Disgaea étant déjà l’un des rares jeux de rôle à bénéficier d’une localisation textuelle française, Nippon Ichi Software a ainsi su convaincre que le public était là & que la traduction n’était pas vaine. Ainsi, Labyrinth of Refrain: Coven of Dusk en profite tout autant. Vous êtes nombreuses/eux à nous demander si tel jeu sera dans la langue maternelle de Christophe Rippert, voire à dire « Oh il n’y a pas de français », que l’on ne peut qu’insister sur sa présence.

Bien sûr cela nous fait grandement plaisir que davantage de monde puisse tout comprendre, puisque l’aventure propose un véritable scénario, dont on se délecte grâce à son humour. Ce ton très The Witch and The Hundred knight, licence dont l’on est accro. De nombreux mystères planent également, & l’on désire connaitre le fin de mot de l’histoire, notamment sur la personne que nous sommes, au-delà du livre.

Concernant l’audio, on aura droit à l’anglais & au japonais. Si l’on conseille souvent la seconde langue pour l’ambiance des JDR, ici l’anglais possède ce ton que l’on adore également chez TWATHK. Quel jeu ? On vient de le citer au-dessus, il faut suivre. Par conséquent, on ne penche d’aucun côté.

Durant les phases jouables, on se régalera en voyant les ennemis, lors des affrontements. Le chara design du moteur du jeu s’avérant très soigné & accrocheur. Tandis que les menus & les dialogues, nous délivreront de fabuleuses illustrations. Tant de décors, que de personnages, dont une Dronya charismatique & aux mimiques aussi bien trempées que son caractère.

En fondant au sein de certains des plus anciens codes du jeu de rôle (car l’on n’est pas non plus dans du JDR textuel), des mécaniques originales via ses pantins ou encore les parois à démolir, Labyrinth of Refrain: Coven of Dusk sait revisiter une vieille recette. On retrouve ainsi le plaisir d’antan, sans que cela ne sente le réchauffé, grâce à ses nouvelles saveurs.

Inod

Développeur : Nippon Ichi Software
Éditeur : NIS America
Genre : Jeu de rôle
Supports : PS4, PC & Switch

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