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Forever Tsukasa Hojo – Portrait du père de City Hunter

Tandis qu’à l’instant où est publiée cette critique, est diffusé à la télévision française ” gratuite ” Cat’s Eyes ! Ou Cat’s Eye en version originale. Prouvant déjà que la première partie du titre de l’ouvrage de Pierre-William Fregonese, Forever Tsukasa Hojo – Portrait du père de City Hunter (Les Éditions Pix’n Love) lui colle à la peau. Aussi bien que les tenues de scène sur celle de nos fameuses 3 vives panthères.

Effectivement, l’on peut constater que dans l’Hexagone, le soufflé n’est pas retombé. Surtout qu’avant que le samedi matin sur TFX ne devienne la case de ces héroïnes, elle était encore il y a quelques semaines celle de Nicky Larson/City Hunter. D’ailleurs les 2 D.A. des sagas phares d’Hojo sont disponibles gratuitement à la demande sur MyTF1. La série manga du garde du corps elle, fête ses 35 ans cette année. Raison de plus pour que Forever Tsukasa Hojo – Portrait du père de City Hunter. Qui revient sur moult étapes marquantes de la vie de l’homme et l’artiste derrière. De sa naissance en quelque sorte, et même auparavant au travers de sa ville natale, Kyushu. Qui a eu de la chance, contrairement à Nagasaki. Jusqu’à aujourd’hui ou presque. Vous remarquerez d’ailleurs qu’il est indiqué la présence de l’auteur à Japan Expo 2020, qui n’a bien sûr pas pu avoir lieu.

L’on suit donc la genèse de l’auteur et au fil du temps, de ses projets. En partant de sa plus tendre enfance, où sa passion pour la cinématographie fut réfrénée au niveau créatif. Ne disposant de grands moyens, sa famille ne peut lui fournir du matériel. Ce qui lui vaut une réplique assez cinglante envers Spielberg. Le périple l’amenant vers son activité de mangaka, est parsemé de détails démontrant constamment qu’il voulait réaliser des films et non des mangas. Une frustration qui se prolongera et, si vous ne connaissez pas ses dernières actualités, vous constaterez qu’il peut enfin assouvir son envie.

Une frustration, qu’il a néanmoins l’occasion de renverser à certains moments. Particulièrement lorsqu’il peut acheter une caméra, grâce au prix remporté lors d’un concours. Car si l’on constate durant longtemps, même quand ses œuvres commencent à être publiées, qu’il ne désire pas foncièrement devenir mangaka. Tant par la charge de travail dont l’on connait la légende au Japon, que par une passion par nécessairement débordante. Néanmoins, le dessin, puis l’écriture d’histoires, lui permettent de s’évader et s’exprimer.

C’est donc davantage avec ses envies d’expression et non par volonté de faire ce qui plaira à autrui pour que ça marche, qu’il rencontrera le succès. D’autant plus qu’il tient à son indépendance, comme tout le monde. Ce qui s’avère compliqué quand vous devez travailler avec un éditeur pour la revue emblématique : le Weekly Shonen Jump.
Les choses lui tombent alors dessus presque par hasard, quand Cat’s Eye devient une série et qu’il doit se rendre à Tokyo, pour plancher dessus. Finie la vie chez lui, loin de toute cette agitation.

Même si sa famille s’agrandira rapidement. Tant par sa compagne et sa fille, que par des amis du métier. Ceux qui grandiront avec lui. Qu’ils travaillent directement ensemble ou qu’on les oppose. Sans pour autant tomber eux dans la confrontation. Alors que d’autres rêvaient peut-être de voir un duel entre Ryo Saeba et Kenshiro.

La famille, les proches, point essentiel dans l’évolution de l’homme et de son travail. Ce que l’on remarquera fréquemment. Pour ne pas dire constamment, via ses créations, sous divers angles. Celles-ci sont toutes passées en revue, avec des informations précises sur ses histoires courtes, qu’elles façonnent ce qui suivra, à l’instar des prémices du justicier qui ne craint personne. Mais aussi celles qui lui permettent de s’évader. Car l’enchaînement de 2 sagas cartonnant en papier, puis à l’écran, n’est pas de tout repos. D’autant plus quand de tierces personnes commencent à faire dériver l’identité originelle.
Toutes ces péripéties sont abordées et passionnent, afin de se rendre compte du chemin, des difficultés…

Nous l’évoquions, chaque œuvre se retrouve en avant. Plus ou moins détaillée évidemment. Cat’s Eye et City Hunter le seront d’autant plus, par leur longévité et donc davantage à dire. Mais aussi par leur adaptation télévisuelle et autres dérivés (salut Jackie Chan). L’on apprécie beaucoup l’exhaustivité des informations sur chacune de ces licences. Allant du doublage, aux équipes techniques, en passant par des analyses scénaristiques ou encore la musique.

D’ailleurs en parlant de cela, Fanny Rebillard y traite de plusieurs musiques. Et en parlant de cette invitée, l’on notera plusieurs interventions, souvent recueillies par l’auteur. Comme Grégoire Hellot de Kurokawa, Ahmed Agne de Ki-oon, Clément Le Duc d’AnimeLand ou encore Olivier Fallaix. Sans omettre la préface de Nico Prat. Pour en revenir au côté sonore, l’on relèvera également la bande-son que l’on nous propose. Qui conseille des musiques pour l’introduction, chaque chapitre et la conclusion. Si vous voulez tenter l’expérience, vous les trouverez ici : http://tinyurl.com/forevertsukarahojo.
Il ne s’agira pas des seul(e)s invité(e)s, puisque l’on croisera également des animateurs de City Hunter: Shinjuku Private Eyes : Mehdi Aouichaoui et Ken Arto.

Ainsi que d’autres s’articulant autour du rapport de la France à Hojo Tsukasa. Cat’s Eyes, Nicky Larson l’anime et le film de Philippe Lacheau, y sont également passés à la loupe. Offrant une dualité bienvenue. D’autant plus car ce sont ces dessins animés qui ont fait qu’aujourd’hui l’on bénéficie d’une telle sortie littéraire. Mais aussi que le mangaka a déjà eu l’occasion de venir plusieurs fois en France. Et que découle chez des artistes cette envie de partager une telle passion au travers d’un long métrage, avec Nicky Larson et le parfum de Cupidon.

En parallèle aux informations fournies par l’auteur, puisant sous toutes les coutures à nouveau, l’on aura droit à quantité de citations de personnes ayant bossé sur les DA et/ou le film. Élodie Fontan, Danièle Douet, Vincent Ropion… Ou encore évidemment Jean-Paul Césari. Que l’on lit avec sa langoureuse voix en tête, nous raconter la phénoménale capacité de Jean-Luc Azoulay/Jean-François Porry en tant que parolier.

Le besoin de ne rendre de comptes à certaines personnes, se dévoile par la liberté retrouvée depuis par la fondation de Coamix, en compagnie de sa famille au sens large. Toutefois, au travers du concours Silent Manga Audition, du manga sans dialogues, l’on peut également voir son envie de propulser à son tour des gens talentueux. Avec cette spécificité du mutisme qu’il apprécie énormément. Comme on le découvre dans sa jeunesse avec Tom & Jerry. Mais avant d’en arriver là, l’on se plongera dans un pan analytique essentiel de la vraie/fausse suite de CH : Angel Heart.

Plus puissant qu’un impact de Python 357 Magnum, plus rempli que la collection d’art de Michael Heinz, plus musclé qu’Umibôzu et plus charmant que Saeko Nogami… Euh non, n’exagérons pas pour cette dernière comparaison. Forever Tsukasa Hojo – Portrait du père de City Hunter sait à la fois nous conter une aventure humaine et artistique, que traiter de manière assez détaillée diverses œuvres cultes. Sans oublier les autres, qui forment un tout. Pensez à écrire XYZ chez vous, pour vous rappeler d’acquérir cet ouvrage de Pierre-William Fregonese. Attractif en sus par l’originalité et la beauté de sa couverture, de Sylvain Sarrailh (Umeshu Lovers).

Inod

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