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Escape Book – La malédiction du Baron Samedi

Un nouvel Escape Book, La malédiction du Baron Samedi, rejoint la collection de 404 Éditions. Cette fois-ci, c’est Christophe Gérard qui nous entraîne dans un univers dont l’héroïne aura tout autant envie de s’échapper, que nous du livre afin d’accomplir notre mission.

C’est un endroit, qui ressemble à la Louisiane, au Bayou où on s’enliiise… Les paroles de cette chanson qui cartonne à la Nouvelle-Orléans, nous donnent bien le ton de l’Escape Book – La malédiction du Baron Samedi. 1919, un serial killer… Un quoi ? Bon, on va franciser, étant donné l’État d’Amérique dans lequel on se trouve. Un tueur en série, le Axeman, terrorise la cité.
Aucun véritable indice, la police fait chou blanc sur ce tueur à la hache, qui sévit peut-être depuis une décennie, selon certaines idées. On y lève carrément une prime de 4000 dollars, pour quiconque le ramènera mort ou vif.

Le New York Daily Mirror semble encore plus généreux. Puisqu’il paie déjà une avance au Lexington Otherworldly Paranormal Society, afin de faire la lumière sur cette affaire. Son président dépêche alors la seule personne qu’il croit capable de réussir : nous ! Samantha Wanheim, mélange de profileuse et de MacGyver, avec une touche d’habituée du spiritisme.

Cette dernière caractéristique, qui s’avèrera idoine pour parcourir le chemin qui l’attend. Car cette expérience s’articule autour du surnaturel. Notre héroïne se plongera ainsi dans l’autre monde, afin de pouvoir y récolter des indices, au travers de souvenirs de victimes. Néanmoins, ce périple reste immensément dangereux. Il faudra dans un premier temps réussir à y accéder certes. Pour ce faire, l’on compte sur le mystérieux Papa Dantony. Mais le plus risqué sera encore d’en sortir. S’y retrouver bloquée s’avérant probable. Sans oublier toutes les horreurs que l’on découvrira certainement durant ce voyage. Et qui ne devraient pas nous laisser de marbre.
On ne vous en révèlera pas trop à propos de l’histoire, puisqu’elle sert autant le jeu, que ses énigmes. L’auteur ne s’y trompe pas. En poussant son écriture afin que l’on se sente plus impliqué(e) que jamais dans cet univers.

Avant même de se retrouver projetée dans ” l’au-delà “, Samantha nous décrira son avancée de manière si précise, avec des détails tellement pesants, que l’on s’y croira. Cette première partie nous introduit tout doucettement dans le ludique. Avec notamment quelques récupérations d’objets. Ces derniers que l’on cochera dans ses trouvailles, à l’endroit prévu au sein des pages grises, situées entre le récit jouable & son épilogue. Ces ustensiles qui au fil de l’exploration, pourront servir en rapport avec tel lieu. Ou encore être combinés entre eux, pour former un autre artefact, essentiel pour continuer.
L’on vérifiera les possibilités dans le tableau des combinaisons, afin de savoir où se rendre, quand l’on associe tels éléments. On peut alors rejoindre une page blanche de l’histoire ou une grise d’un autre genre.

Parmi les blanches, il s’agira de sections aux caractères plus petits. Afin d’éviter de les confondre avec les paragraphes que l’on peut lire progressivement, tant que l’on y a été invité(e). Tandis que pour atteindre ceux annexes, il faudra remplir une condition également. Comme un objet en particulier, à l’instar de la boussole dont la confection nous épate. On compte la reproduire.

Chez les grises, l’on remarque plusieurs approches. Les issues, qui découlent de ce qu’il se sera passé dans la lecture des pages blanches, avec des tons très distincts. L’on aura également l’occasion de discuter avec certains personnages, ce qui nous enverra vers le segment conversations. Elles aussi finement rédigées. L’ambiance nous prend aux tripes & sait instaurer un mélange de spiritisme & de sordide bayou, nous confiant véritablement le besoin de s’évader. Tout en nous passionnant & par conséquent nous donnant envie de trouver une échappatoire & non de fermer le bouquin en arguant que ça y est c’est réglé.

Et pour une crainte plus poussée, l’on aura même droit à de multiples morts. Attention à ne pas faire n’importe quoi, il est envisageable d’être mené(e) sur l’une d’elles. Ce que l’on apprécie grandement. L’aventure n’est de fait, pas linéaire. Chacune profite d’ailleurs tout autant d’un soin spécifique au niveau narratif, plutôt qu’un simple décès, allez hop recommence avant ton ultime mauvais choix.
Cet escape game s’illustrera également via les dessins de Lucie Dessertine. Cette dernière nous révélant certains protagonistes, dont notre investigatrice. Ou encore les plans de lieux que l’on aura à farfouiller, en quête d’indices pour enfin découvrir la vérité.

Extrêmement fin dans son écriture, l’Escape Book – La malédiction du Baron Samedi ne propose pas que le plaisir du jeu. Même si pour celui-ci, il pousse aussi très loin les choses, avec diverses méthodes pour arriver à ses fins, toujours soignées d’un point de vue scénaristique.

Inod

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