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Interview Max Rénix

Tu es photographe et cosplayeur, c’est bien ça ?
Photographe depuis 4 ans en autodidacte et cosplayeur officiellement depuis 2018, mais je fréquente ce milieu depuis environ 4-5 ans approximativement.

Que représente la photo pour toi ?
C’est une façon pour moi de développer artistiquement et techniquement l’image. C’est une occasion pour moi de m’affirmer dans ce que souhaite entreprendre plus tard dans l’avenir. Je ne savais pas trop où je pouvais exploiter tout ce que j’avais en tête et mes ressentis. C’est vrai que la photographie a été une ouverture pour moi à ce niveau-là. Ça me permet d’exploiter tout ce que j’ai pu penser ou imaginer.

Qu’est ce qui t’a fait devenir cosplayeur ?
Depuis tout petit, j’adorai jouer à « l’aventurier » avec des amis d’enfance. On prenait des bâtons dans la forêt et on s’inventait une histoire. Ça m’a toujours marqué, même encore aujourd’hui ! J’ai toujours voulu garder cet état d’esprit dans le théâtre, j’en ai fait plus de 12 ans, et le fait d’incarner un personnage, l’interpréter sur scène, le fait de travailler l’art du corps et de la voix a vraiment été une révélation pour moi. J’ai voulu continuer tout cela quand j’ai rencontré le milieu du cosplay et c’est ça qui m’a persuadé de rester dans ce domaine-là.

Qu’est-ce qui t’attire dans le cosplay (en dehors du côté théâtralisé de la chose) ?
J’ai appris de nouveaux métiers artistiques, comme la couture, le « craft », la fabrication de décors et d’accessoires. Et c’est là où je me suis dit qu’être cosplayeur c’était une belle opportunité pour s’exploiter sur tous les fronts. C’est vraiment un carrefour artistique, tu peux devenir quelqu’un de polyvalent et apprendre quelque part à te connaiîre au travers de tous les registres artistiques qui gravitent autour du cosplay.

En parlant cosplay, tu as réalisé ton cosplay de Jack Frost par toi-même ?
J’ai à peu près tout fait. Après, c’est ce que l’on appelle un cosplay “placard”. Agnès Megret m’a aidé pour le bâton. Je me suis contenté d’acheter un pull bleu, un pantalon marron-noir et l’ai retravaillé chez moi à la maison. Ça a été ma première expérience de « costumier ». J’avais acheté des pinceaux, des paillettes, des ciseaux et hop, je me suis lancé. Je me suis investi sur la coiffure de la perruque, le maquillage et les lentilles appropriés, j’ai rien voulu laisser au hasard et j’en suis toutefois satisfait, il me plaît beaucoup et j’ai eu des bons retours donc ça m’a permis de me chauffer un peu pour d’autres projets à venir.

Max Rénix cosplay Jack Frost
Photographe : Fumiaki photo –  Cosplayeur : Max Rénix

As-tu des matériaux préférés ?
Alors, j’ai pu apprécier de travailler (avec ma maigre expérience), la mousse EVA ou tapis de sol. On peut créer des formes géométriques assez intéressantes et créer des reliefs pour donner des détails et des effets assez sympas. Cela permet d’avoir un résultat plus ou moins “accurate” *rires*.

As-tu des conseils pour des novices ?
Je suis tellement pas expert dans le domaine ! Je dirai sinon de ne pas avoir peur. C’est le seul conseil phare que je pourrais donner. Ne pas avoir peur et ne pas hésiter à se lancer dans des projets. Pour ceux qui ne savent pas par où commencer ou qui n’ose pas aborder l’activité, faut s’organiser : commencer à élaborer un devis pour le coût de la création, faire des recherches, en parler autour de vous surtout, récupérer un maximum d’informations pour se familiariser avec le projet et faire les choses à son rythme sans s’imposer de deadlines. Et de kiffer en fait, on l’oublie souvent parce qu’on s’oppresse beaucoup mine de rien, mais c’est avant tout un moyen de s’exprimer et d’avoir l’occasion d’être proactif, c’est une bonne thérapie pour se développer.

Quels sont tes projets en cours (Cosplay) ?
J’ai une armure de Mass Effect en projet ! Cette armure a beaucoup de complexité et de pièces à juxtaposer. Il y a un vrai travail d’organisation autour de ça. Ayant un “esprit artistique” assez développé, je souhaite ajouter des leds et la personnaliser au maximum.

Qu’est-ce que l’univers du cosplay t’a apporté ?
-Sociabilité ? *rires* pour moi la meilleure école dans la vie c’est les autres et je dirai que c’est hyper riche de pouvoir découvrir tout un panel de personnalité dans ce milieu-là. En bien ou en mal, les gens viennent de loin, et ce n’est pas nécessairement que sur le plan géographique. J’ai beaucoup voyagé au travers des gens dans ce milieu. Une vraie éponge, c’est un sacré petit monde, avec ses vices mais aussi ses qualités. Et à travers tout ça tu apprends à te connaitre.

-De la reconnaissance ? Faut pas se leurrer, je suis rentré dans ce milieu aussi parce que j’ai pu observer qu’il y avait un beau système d’épanouissement social artistique et pour certains professionnels. Entre tes œuvres et ta personnalité qui peuvent être intéressantes aux yeux des gens, c’est une façon de se sentir plus exister que jamais. Et ça reste en tout et pour tout un terrain où tu peux t’exprimer.

Et les concours cosplay, ça t’intéresse ?
Non, peut-être des concours libres pour le bon plaisir de revenir sur scène parce que le théâtre me manque cruellement, mais mon investissement dans le cosplay n’est aussi engagé que cela.

Quels sont tes choix de matériel photographique ?
J’aime beaucoup faire des portraits, donc je pars souvent sur des objectifs avec une faible profondeur de champs. Mais depuis peu je m’intéresse beaucoup au photocomposé, où là je peux varier les échelles de plan et par conséquent choisir des objectifs dits « grands angles » pour exprimer des choses différemment.
La lumière, c’est la notion/outil photographique/le choix indispensable.
Et Photoshop qui reste ton ami le plus fidèle avec son cousin Lightroom.

Quels sont tes projets en cours ?
De faire mes courts-métrages voir des films et de faire mes propres costumes pour ces projets-là.

As-tu un “dream project” ? Ou même des collaborations photo que tu rêverais de faire ?
Franchement oui, mais il y a énormément de personne avec qui je souhaiterais collaborer et pas que dans ce milieu-là.

As-tu un projet dont tu es particulièrement fier et que tu souhaiterais voir mis en avant ?
Mon court métrage ! L’APPEL DE LA ROSE, le seul qui j’ai fait pour le moment !

On remarque un côté très “dynamique” dans tes photos, presque comme si elles sortaient de scènes de films Marvel. Quels sont les choix qui t’ont poussés à choisir ce style ?
Bah déjà merci *rires* ! Et pour répondre à la question, je l’ai pas choisi, la photo c’est aussi du ressenti et inévitablement je vais chercher à raconter quelque chose et de créer une ambiance pour confirmer le tout.

Comment se passent les collaborations avec les cosplayeurs, comment les prévois-tu ?
C’est vraiment sur le terrain ! Une grosse partie d’impro. En dehors des conventions, y’a un gros travail de recherche sur l’aspect technique et artistique. Ensuite, je rencontre le modèle pour voir s’il y a une certaine complicité qui s’installe. Ensuite, on met à l’aise la personne, on la met en confiance et on se met à travailler des gestuelles et des courbes pour “tricher un peu”, car c’est ça aussi, la photographie. Je pars essentiellement sur la confiance et un échange plus psychologique. Je souhaite à ce que la personne soit vraiment confiante en ce qu’elle fait et avec moi et qu’elle se désinhibe pour qu’il n’y ai pas de blocages lors de certains shooting. Certaines personnes n’arrivent pas à se familiariser avec l’objectif et prennent peur car elles n’en ont pas l’habitude. On essaye alors de faire des poses simples et faisables sans trop de dynamique mais le sujet est au moins à l’aise. C’est ensuite à nous de travailler sur les axes et les angles pour bien mettre en valeur le sujet. On essaye de mettre à l’aise le sujet avec des exos de respiration par exemple. On rigole avec elle, on discute un peu entre deux clichés et si la personne se laisse aller, tant mieux, sinon n’on insiste pas plus, on respecte, car c’est aussi le défi du photographe, faire ce qu’il peut avec son sujet et en faire ressortir le meilleur.

Quels sont tes outils de travail photo & retouche ?
Photoshop ! *rires*, je suis un adepte du Pack Adobe. J’utilise pas trop lLghtroom, ça ne m’intéresse pas trop, c’est assez spécifique pour recréer des effets de lumière. Je vais vraiment travailler sur le trucage et l’habillage et Photoshop me permet vraiment de faire passer mon sujet dans une autre dimension.

Pour ce qui est du découpage & des petits détails sur la perfection du visage j’utilise Photofiltre, shame on me ! C’est un petit logiciel sur lequel je suis tellement à l’aise mais que j’utilise très rarement aujourd’hui. Maintenant, il y a tellement de tutos sur Photoshop que tout devient très facile d’utilisation.

Concernant la vidéo j’utilise Premiere pro et After Effects pour l’habillage, les trucages et effets spéciaux.

Pour la colorimétrie j’utilise, Da vinci resolve, c’est un logiciel de la gamme Blackmagic. C’est hyper intéressant pour le travail des teintes, de la saturation, des basses & hautes lumières que je trouve bien plus approfondies que Premier Pro & Final Cut. Ces logiciels sont un peu indispensables pour être autonome sur les projets audiovisuels.

Editing de Max Rénix sur une photo de Nini Michiko cosplayée en Tracer
Photographe : Max Rénix – Cosplayeuse : Nini Michiko

As-tu un parti pris sur les retouches photo ?
Je n’ai pas de limites. Les seules que je m’impose concernent la partie finances. Je pense que la majorité des projets sont faisables mais je pense qu’il faut savoir rester réaliste et souvent se poser la question de savoir si tel ou tel projet est réellement faisable à mon niveau. Et à partir de là, soit je mets le projet en standby en attendant l’équipe & l’organisation adéquate soit je me lance. En dehors de ça, aucune limite !

As tu un dernier mot pour tes nombreux fans ?
*rires* Je ne pense pas avoir énormément de fans ! Je pense qu’on réfléchit beaucoup trop sur certaines choses et que les gens tournent trop autour du pot. Je pense qu’il faut arrêter de se  poser trop de questions. Je suis quelqu’un de très peureux et très latent et ça m’a pris du temps de rentrer dans les lieux que je voulais aborder. Et je le regrette aujourd’hui. Faites vos projets, faut cravacher, faut avoir un minimum d’estime de soi, faut quelque part avoir la rage de vivre, être capable de tenir tête à nos envies et de se dire que c’est possible, d’y croire de garder espoir quelles que soient les circonstances ! Ne soyez jamais seul et n’ayez pas peur de collaborer et je vous invite à toujours faire fructifier cette envie de créer et partager. Soyez concrets et lancez-vous ! Personne ne vous tiendra par la main sur ces choses-là. Mais faites-le avec le cœur et une volonté car on n’a qu’une vie.

Vous pouvez retrouver Max Rénix sur :
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