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Cécile Corbel – Enfant du vent

Au travers de son nouvel album Enfant du vent, Cécile Corbel compte bien nous faire voyager au-delà des Continents, Mers et Océans. Si depuis qu’elle a composé la bande-originale d’Arrietty, son lien avec le Japon n’est plus à présenter, elle a choisi via cette aventure, de le mêler à des sonorités celtiques.

Ces dernières qui ne perdent pas de temps pour se découvrir. Dès les premières notes de Trois bateaux, l’on ressent une ambiance celte assez festive. L’envie de se mouvoir pointe le bout de son nez et pas en vue d’une gentillette danse. On compte bien claquer très fort des pieds à plusieurs, tant l’on est en face d’un véritable hymne poussant à la camaraderie.

D’ailleurs en parlant de camaraderie, Cécile Corbel est loin de se retrouver seule. La chorale d’enfants Anima étant présente sur les 2 pistes suivantes. Grains de sable transite par un ton plus froid, mais qui apporte finalement beaucoup de douceur lors de ses « Tadi tadidam », interprétés par les enfants. Tandis que Vent frais porte particulièrement bien son nom et nous guide sur le très frais Petit fantôme, musicalement parlant. Car si son rythme devient de plus en plus enjoué, ses paroles s’avèrent extrêmement touchantes. Une chanson marquante à bien des égards.

La chorale est de retour avec Cécile Corbel pour Tonari no Totoro. Fameux thème entêtant du long-métrage Mon Voisin Totoro. Autant vous dire que l’effet perdure avec cette version. On la fredonne depuis une semaine et l’on n’en est pas las. Souvent suite à un morceau si énergivore, la chanteuse/harpiste, apprécie nous apaiser. On le constate allégrement via Oiche mhaith (Bonne nuit), qui nous berce doucement. Du moins jusqu’à un certain point. Son final s’avérant puissant et nous projetant des images de fugue en pleine nature. Mais l’on se calmera pour de bon avec Initial(e).

Vous avez pu constater qu’Enfant du vent est une ode à l’invitation et non une proposition égocentrique de Cécile Corbel. Elle le démontre d’autant plus avec Iwasa Misaki, lors de Sayonara No Natsu. Générique de La colline aux coquelicots. Très émouvant, celui-ci profite en plus d’un duo galvanisant son univers. En parlant de duo, on enchaine par celui avec Natasha St-Pier, lors de Vla le bon vent. Morceau d’une fougue celtique entrainante, où l’on sent littéralement les 2 chanteuses s’amuser. On ne connaissait pas Natasha St-Pier dans ce style et force est de constater qu’elle y est à l’aise. Elles ne sont pas les seules à s’éclater, les félin(e)s aussi durant Le bal des chats. Moins dans la légèreté et davantage dans la musique de bal, avec danse codifiée. Encore un titre faisant même bouger les plus réfractaires, quand il s’agit de remuer son corps.

Des corps qui ont bien besoin de repos, ce que nous apporte Si différents, avant de repartir en fanfare avec Maypole. Et notamment l’explosivité de sa seconde moitié. On imagine bien les pas corrélant à l’instrumental Trois pommes, qui nous entraine dès son introduction. Aucune parole donc sur ce morceau, peut-être pour mieux laisser place à Un pull de laine. L’un des morceaux les plus accrocheurs d’Enfant du vent. Vous chanterez son refrain pendant des heures, des jours… Tant il est efficace. Si bien que tout votre entourage croira que vous avez acheté un pull de laine. Tandis que les gens dans la rue vous regarderont bizarrement.

Après la délicatesse collective apportée par la chorale Anima tout au long de Toutouig, on repart vers la piste de danse de fortune. Joli Whistle délivre une énergie positive, qui nous entraine et nous fait claper des mains. Tout en offrant un bel hommage à un instrument typique de la culture celtique, qui depuis une dizaine d’années a gagné en popularité auprès des artistes de metal de divers courant. Sans même évoquer évidemment celles et ceux directement plongé(e)s dans le pagan.

Le final d’Enfant du vent se fait très doux et voluptueux. Walking in the air, générique du film d’animation The snowman, nous portant au travers des délicates envolées de Cécicle Corbel. Ainsi que de celles de la chorale Anima, dévoilant elle aussi des envolées transcendantes, mais à l’identité très différente. Un combo aussi original que porteur, tant l’une et les autres nous font traverser les cieux jusqu’au-dessus des nuages. Ce que la merveilleuse et sensible illustration d’Andrea Kiss en guise de pochette retranscrit également. Les nuages en moins évidemment car de nuit.

En 19 pistes très différentes les unes des autres qui sont autant de destinations poussant au dépaysement, où s’amalgament des atmosphères nippones et celtiques, Enfant du vent nous entraine non pas dans un pays imaginaire, mais au sein de multiples univers laissant l’imagination en liberté. Cécile Corbel et ses invité(e)s sachant aussi bien nous y faire danser, que nous attendrir et nous émouvoir.

Inod

https://www.facebook.com/cecilecorbelmusic

http://www.cecile-corbel.com

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