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Catherine: Full Body

En 2011, Catherine avait suscité un certain intérêt en proposant davantage qu’un jeu de réflexion, grâce à un truculent & profond scénario aux sujets rarement abordés. Et vice-versa. C’est désormais une édition aux énormes ajouts, qui débarque sous le nom de Catherine: Full Body.

Code Catherine

Notre “ héros ” Vincent est actuellement en plein doute, doublé d’une quête introspective perpétuelle. Lui qui semble filer une relation sérieuse avec Katherine. Pourtant, il commet l’irréparable ! Non il n’a pas omis de rabattre le clapet des toilettes. Il l’a trompée ! Enfin est-ce qu’avoir une relation intime avec une autre personne, avant le mariage, c’est tromper ? Et forcément quand un tel drame existentiel se produit, que fait-on ? On vous le donne dans le mille : on va au bar avec les copains ! Le meilleur moyen de dénicher des conseils d’un degré supérieur. Surtout quand notre copine officielle semble avoir quelque chose d’important à nous dire. Tandis que pour nous l’engagement parait se limiter au début d’une rencontre sportive.  Mais attention, Catherine: Full Body ne s’arrête pas là.

Si vous connaissez déjà tout cela, car vous avez retourné la version originelle, sachez que cette nouvelle édition détient de quoi vous attirer au niveau scénaristique. On y découvre ainsi la jeune Rin, qui bouleverse la donne. Fragile amnésique, elle apporte énormément au contenu, à la narration & aux choix à effectuer pendant l’expérience. Qui par conséquent ne nous met plus en situation de trouple, mais de… Comment dit-on à 4 ? Une croupe ? Déjà qu’à 2 c’est dégoutant…

Un mouton qui s’appelle des dés ?

Au-delà de la partie visual novel, mais dans un monde en 3D allant plus loin que des images plus ou moins fixes, Catherine: Full Body est également un casse-tête de grande qualité. Ces phases sont loin d’être des gadgets qui entrecoupent les parties d’aventure. Qui plus est elles sont elles-mêmes gorgées de séquences narratives. On ressent constamment l’envie du studio d’amalgamer le scénario, aux passages jouables. Tantôt dans le milieu réel, tantôt dans l’onirique ou plutôt le cauchemardesque. Lors de la sortie originelle l’on a connu beaucoup de personnes s’étant jetées sur Catherine, attirées par l’histoire, ses thèmes ou encore son enrobage. Mais ignorant la présence des énigmes. De nombreux médias ayant mal fait leur boulot, en plus d’une partie du public qui n’a même pas cherché à savoir et voulait déjà le logiciel. Si bien que dès la première, une grande quantité de joueuses/eurs l’a simplement délaissé.

Histoire personnellement vécue à multiples reprises, via notre entourage. Dans l’éventualité où vous seriez dans ce cas d’abandon, la fonction auto vous ravira. Vincent parcourra les montagnes de dés, sans avoir besoin pour vous de lever le petit doigt. Ce qui est intéressant pour quiconque souhaiterait justement s’adonner à la partie aventure, qui n’est pas juste de la lecture. Vous vous baladerez, discuterez, recevrez des appels, des photos auxquelles réagir… Vos décisions auront un impact sur votre personnalité, ainsi que sur le comportement des PNJ. Petite précision, vous pouvez couper votre héros dans sa progression automatique quand bon vous semble & reprendre le jeu en main. Intéressant pour vous débloquer si vraiment vous galérez à un endroit.

En tant qu’accro aux casse-tête, on ne peut que vous conseiller d’y prendre intégralement part. Qui plus est pour les féru(e)s de la première heure, sachez que Catherine: Full Body, s’agrémente d’énormément de nouvelles possibilités. Parmi elles, davantage de puzzles. Deux fois plus que dans l’originel selon l’éditeur. On avoue ne pas avoir compté. Ceux-ci prennent la forme de murs à escalader, où l’on retrouve des cubes aux différentes spécificités. Les plus classiques peuvent être déplacés en étant poussés et tirés, tandis que l’on peut marcher dessus sans crainte. Bouger ces formes pourra créer une marche pour la ligne supérieure et ainsi de suite, jusqu’au firmament de l’étage. Durant ce parcours, il faudra faire attention à ne pas être rattrapé par une malveillante créature & à ne pas chuter. Alors que l’on peut faire tomber des dés, tandis que d’autres pourront être roulés & s’accrocher via les bords aux autres.

D’ailleurs, Vincent aura la capacité de se suspendre à ces bords. Ce qui permettra de trouver des solutions en tournant autour de la structure, ainsi qu’en utilisant la caméra, pour visionner tous les angles. On ne verra pas toujours comment faire pour avancer en restant de face, mais en farfouillant ainsi, on trouvera plus ou moins aisément. Il ne faut donc pas hésiter à jouer avec l’univers en 3D & l’on apprécie particulièrement ce mix des approches.

Bien sûr, la difficulté grimpe progressivement, avec notamment l’arrivée de cubes aux caractéristiques mettant autant de bâtons dans les roues, qu’ils apportent de résolutions. Entre les impossibles à déplacer, les glacés qui vous font glisser, les lourds qui perdent du temps, les piégés avec des pics qui vous transpercent et accessoirement font perdre… Cependant au fil de l’avancée, l’on peut récupérer des bonus & des sous. Ces premiers permettront d’obtenir des chances supplémentaires ou encore la possibilité de virer un autre mouton de cette course au sommet. Sans omettre le retour en arrière d’une action que l’on vient d’accomplir. Ce qui peut s’additionner selon la quantité disponible.

Je crois que ça va un tout petit peu trop vite entre nous…

Et évidemment, vous préfèreriez continuer à parler de la Rin. Justement en ce qui concerne les séquences parlées, l’on bénéficie de doublages de haute-volée (sous-titres & indications en français). Avec le choix de départ pour la voix de petite amie que l’on désire. Ce qui déjà en dira long sur vous, puisque chacune renvoie à une personnalité, un comportement. Les musiques proposent des ambiances très variées, nous plongeant avec facilité aussi bien dans les moments sombres, que comiques ou encore dans l’atmosphère lounge du bar.

Les graphismes de Catherine: Full Body lors des phases jouables s’avèrent très sympathiques, avec un adorable chara design. Tout en délivrant une double identité dans les environnements qui sait diversifier l’expérience. Néanmoins, ce n’est quasi rien par rapport aux somptueuses cinématiques. Assurément, en plus de l’intérêt ludique, de l’histoire & du côté comparatif avec ses propres idées & celles du monde entier via les questionnaires, l’on joue également pour admirer ces vidéos. Dès que l’une se lance, on pose la manette & se régale comme devant notre anime favori.

On est bien loin de la petite remasterisation, avec quelques bonus, quand l’on évoque Catherine: Full Body. Gagnant sur tous les plans, avec un réel intérêt même si vous avez complété il y a peu de temps le jeu de 2011.

Inod

Développeur : ATLUS
Éditeur : SEGA
Genres : Aventure/réflexion
Support : PlayStation 4

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