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Castello Methoni

Castello Methoni, un nom qui nous fait directement voyager vers le Péloponnèse… Pourtant, ce n’est pas un reportage en Grèce que nous vous proposons, mais une critique du jeu de Leo Colovini, disponible chez Mandoo Games.

La cité de Methoni, au sein de l’Empire Byzantin, suscite bien des intérêts. Notamment par l’intermédiaire de son port, croisement idoine des échanges commerciaux entre l’Ouest & l’Est. Les traders, déjà là à l’époque, de la République de Venise y saisissent l’occasion de maitriser les marchés du coin. En vue de rassembler un maximum d’argent à coup sûr & de remporter la partie de Castello Methoni. Mais il faudra aussi pour cela mêler à ses gains, ses propriétés & l’accomplissement de son objectif personnel. Ce dernier déterminé aléatoirement en avant partie. Et qui vous demandera d’avoir tels types d’espaces, au sein de votre/vos domaine(s).

Lors de son tour, l’on peut jouer une ou 2 cartes, en vue d’effectuer une action. Soit construire, soit échanger. La 1e permet de bâtir un mur sur un emplacement du plateau encore libre & qui correspond au paysage montré sur la carte jouée. Suite à quoi l’on positionnera une de ses maisons d’un côté du mur. Puis l’on choisira la/le voisin(e) de gauche ou de droite (prévu pour 3 à 5 joueuses/eurs), dont l’on ajoutera une maison de l’autre côté du mur. Dès que l’on arrive à créer un espace clôt, l’on peut réclamer l’acquisition de ce domaine. Et ainsi tirer parti de ses spécificités, selon ce qu’il contient comme bâtiment(s), pour empocher des ducats.

Cependant pour obtenir ce domaine, l’on doit payer un dû & si l’on est dans l’incapacité de le régler pour l’instant, il faudra patienter. En sachant que l’on devra 1 ducat à la banque, ainsi qu’un pour chaque maison à sa/son propriétaire. Des maisons qui au bout de 3 d’une même couleur & donc appartenant à une même personne, sont remplacées par une de ses villas. Améliorant les conditions au passage. Enfin, quand un domaine est vôtre, incluez-y une tour, qui ouvre en parallèle le marché éventuellement disponible & fait glaner davantage de ducats. Tout en s’avérant essentiel pour effectuer des affaires pécuniaires via la seconde action envisageable. Qui permet de prendre 2 ducats à la banque, en l’échangeant contre une carte qui correspond à un marché actif.

La position de ses domaines renforce la stratégie, puisque l’on peut les enchainer. & mieux encore en annexer, quand l’un est adjacent au notre. Ce qui offrira une rente plus grande. On y envoie alors une tour, pour signifier que l’on vient de l’annexer. Ce qui se montre d’autant plus par l’utilisation d’un mur mitoyen séparant les 2. Ce qui en même temps rend un mur établi auparavant. Et prolonge potentiellement la partie, qui se stoppera dès que l’on n’en aura plus à disposition. Même si l’un revient en pioche suite à un tour de jeu.

L’atmosphère méditerranéenne de Castello Methoni est pleinement retranscrite visuellement, avec notamment une illustration de boite & un plateau qui nous charment. Derrière, l’on retrouve l’illustrateur Jakub Rebelka, mais également Vincent Dutrait (dont l’on apprécie déjà le travail sur Queenz par exemple) à la direction artistique.  Le jeu bénéficie d’un attrait matériel tout particulier, par la présence de bâtiments en 3D, joliment représentés. La différence est claire par rapport à une production n’usant que de jetons ou cubes par exemple. On s’amuse d’autant plus à les ajouter & même en attendant, on s’éclate à confectionner des châteaux en les empilant.

Sa dimension tactique permettant d’enquiquiner ses adversaires en annexant des domaines, l’on prend d’autant plus de plaisir au cours de Castello Methoni. Qui profite d’un contenu physique attirant & ludique, avec ses murs & autres tours.

Inod

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