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Blair Witch

Au minimum adolescent(e) fin des années 90, vous vous rappelez certainement de The Blair Witch Project. Une époque où les films plus ou moins effrayants/d’horreur & faisant hurler, cartonnaient dans les salles & en VHS, voire DVD. Que ce jeu vidéo Blair Witch débarque à présent (depuis quelques mois en dématérialisé & désormais en physique), s’avère ainsi tout d’abord une curiosité, puisque le 3e film (qui donne son nom au JV) date lui de 2016.

Promenons-nous dans les bois

1996, deux ans suite à la disparition d’étudiant(e)s en cinéma, parti(e)s au sein de la forêt de Black Hills sur les traces d’une sorcière, c’est à présent le jeune Peter Shannon qui semble-t-il y aurait disparu. Tout comme de nombreuses sordides histoires de cette époque dans l’Amérique profonde, ici un coin paumé du Maryland, l’on peut voir d’autres personnes se mêler aux autorités pour les recherches.

En l’occurrence notre héros, Ellis. Toutefois ancien flic, mais torturé pour l’on ne sait quelle raison pour le moment. Et qui parait désirer prouver son utilité à ses ex-partenaires policiers. Malheureusement, il arrive trop tard. Tout le monde s’étant déjà engouffré dans ces mystérieux lieux. Il s’y enfonce alors lui aussi, mais seul…

T’as du blair Bullet

Ou presque ! Puisque son meilleur ami est là : Bullet. Berger allemand qui n’hésitera jamais à user de ses capacités olfactives, tant son blair & par conséquent son flair, permettront de se sortir de bien des situations. Tant afin de dénicher des objets, auxquels l’on pourrait même ne pas accéder à cause de notre corpulence. Que pour renifler ceux tendus. Mais également afin de nous prévenir des menaces. Des créatures hantant l’endroit, craignant la lumière. Dès que Bullet nous préviendra, l’on usera de notre lampe-torche pour s’en débarrasser.

Cette facette propre à la lumière se ressent tout autant dans notre exploration. De jour, le côté bucolique de l’exploration est présent d’une certaine sorte. Néanmoins, la peur de beaucoup de personnes dans la réalité s’y retranscrit, à savoir : s’y perdre. Tout peut plus ou moins se ressembler dans un tel lieu & il s’agira pour Ellis d’être vigilant dans le chemin pris. Cette sensation & même cette réalité de la perdition dans les bois, s’avère une véritable mécanique du jeu. Tant celui-ci mise sur l’ambiance. Ce qui risque de ravager aussi bien notre esprit, que celui du protagoniste incarné.

Car durant sa quête, les seuls instants dont l’on pense être persuadé qu’ils sont vrais, sont ceux où l’on interagit avec Bullet. Avec des comportements à adopter vis-à-vis de lui, notamment pour le rassurer. Le reste mêle plus qu’habilement la possible crédibilité des faits, à des hallucinations. La frontière du réel est constamment franchie. L’impact est alors autant palpable dans le système de jeu, que dans la narration. Qu’il s’agisse des échanges au talkie-walkie ou téléphoniques. Ce qui permet à Ellis d’être notamment en relation avec la flicaille. Cependant, des messages qui laissent perplexes, poussent davantage encore vers la folie. Ce que l’on tentera d’atténuer en s’adonnant aux bons vieux jeux de ce cellulaire de 96. Qui mériterait une sonnerie d’Eurodance ou de boys band.

Pour continuer à nous enfoncer, des lieux bougent & des objets changent de position. Notre héros malgré lui aura du mal à savoir sur quel pied danser. Un fragile voile IRL/irréel allègrement traversé par l’utilisation d’une caméra. Symbole du film Le Projet Blair Witch, on dispose également d’un tel appareil. Trouver des cassettes nous permettra d’altérer la réalité, où un accès peut par exemple s’y avérer fermer. Mais en employant la K7 concernée, il suffira de la stopper à l’instant opportun (quand ouverture il y aura) pour pouvoir passer.

Le projet sandwich

& ces possibilités évoquées ne se trouvent être qu’un échantillon. Davantage encore, celles-ci s’avèrent complètement imbriquées à l’atmosphère de Blair Witch, qui connait de formidables hommages depuis 20 ans. Cette saveur est toujours là ! Des bruits angoissants, non conçus pour la basique flippe, mais bel & bien pour nous plonger au cœur d’une ambiance trouble. Tout comme sa sublime direction artistique, sachant délivrer des détails qui renforcent cette sensation. Sans omettre les jeux de lumière. Ou encore la double vision entre la caméra d’antan & la patte pleinement retranscrite de sa qualité d’image, en parallèle à la réalité de l’instant.

L’atmosphère de la saga et particulièrement celle marquante du premier long-métrage, s’avère pleinement retranscrite au cours de l’expérience Blair Witch. Tout en lui associant une dimension hallucinatoire plus forte et une introspection, qui lui offrent ce goût d’aventure horrifique misant davantage sur l’esprit et la recherche, que l’affrontement et les bonds sur notre siège. Précisons enfin qu’il existe plusieurs fins, donnant envie de réessayer en variant nos approches.

Inod

Développeur : Bloober Team
Éditeurs/Distributeur : Bloober Team/Lionsgate Games/Deep Silver
Genre : Aventure horrifique
Supports : PlayStation 4, Xbox One
et PC

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