Breaking News
Accueil / Critiques / Anthem

Anthem

Particulièrement attendu, tant de par sa communication, que par le studio derrière, Anthem est désormais disponible sous son premier jour. Celui-ci prévoyant déjà de constamment évoluer. Mais qu’en est-il de la version actuelle ?

Un pour tous, tous Javelin

Excellent point d’emblée, Anthem a le bon ton de délivrer une expérience multijoueur poussée, mais n’en a pas oublié un scénario suffisamment solide pour s’y intéresser. Plus encore lorsque l’on se retrouve en solo, voire le privilégie. Ce qui est malheureusement souvent laissé pour compte. Pour le moment, le scénario ne dévoile tout de même pas l’intégralité de ses atouts, tant il y a d’ajouts à télécharger déjà annoncés.

Sachez toutefois que l’on se retrouve dans un monde en paix depuis quelques siècles, mais que tout est loin de bien se passer en dehors des villes fortifiées, dont Fort Tarsis. Notre base jusqu’ici à l’abri. Mais c’était sans compter sur le retour du Dominion. Une force militaire qui désire s’emparer de l’« Anthem », qui devrait pouvoir sans aucune difficulté nous détruire.

La mission de stopper cette menace incombe aux freelancers. Des personnes se glissant chacune au sein d’un javelin. Un exosquelette aux multiples capacités, permettant d’affronter les dangers se dressant devant vous lors de vos explorations. Et en tant que fraiche recrue, on en aura du boulot. Tant pour améliorer ses propres compétences, que pour en découvrir davantage sur l’univers. Voire tout bonnement aller affronter des ennemis que l’on a dans son javelin de mire… Ceci aussi bien en solo, grâce à des PNJ qui possèdent une vraie personnalité & avec lesquels les liens se tissent. Qu’en multi jusqu’à 4, sous diverses approches.

C’est le caca, le cata, le cataclysme

Attention, n’y voyez pas un avis sur Anthem. Le cataclysme n’étant autre qu’un évènement débarquant en fin d’Acte. Ce dernier étant le terme correspondant à chaque mise à jour. Et évidemment pour l’aventure de base, soit le 1er acte. Car il est primordial de signaler que l’expérience annonce d’entrée miser sur le contenu à venir. Plus précisément un jeu qui tient la route d’abord. Puis qui gonflera en contenu par les MAJ. Voire sera bouleversé. Car ce dont l’on vous parlera pour l’expérience, pourra jusqu’à connaitre des changements dans ses propres fonctionnalités. En sus de davantage d’environnements, de missions…

Avant d’en arriver là, on découvre déjà la première spécificité nous titillant : les javelins. Divisés en 4 classes, la grande force d’Anthem est de permettre d’en changer quand on le désire. Nul besoin de lancer une partie avec l’une, une partie avec une autre… On ne nous rallonge ainsi pas la durée de façon pernicieuse. Qui plus est, ce changement entre les catégories est utile par rapport aux missions qui nous attendent. Sans omettre que l’on peut ainsi tâtonner & trouver son javelin de prédilection. Ou alterner pour insuffler constamment de la fraicheur. Plus encore par le biais des évolutions des 4 types, qui offrent de la variété au sein même de chaque.

Le quatuor se compose du Colosse, en somme le tank. Bénéficiant d’armes lourdes & d’une robustesse à toute épreuve, mais le plus lourd.  Le Commando, le polyvalent par excellence. Assez rapide & costaud, sans être une armoire à glace. Pouvant dégainer de loin ou frapper de près. Le Tempête, qui manie les éléments. Il ne laisse pas de glace & peut faire feu de toute part. Mais aussi utiliser ses pouvoirs pour léviter de manière spectaculaire. Notre javelin coup de foudre !  Enfin l’Intercepteur, le rapide du lot. Si vif qu’il peut bien sûr attaquer & partir dans la foulée, mais aussi utiliser cette vitesse lors d’une offensive spécifique.

Un quatuor suffisamment varié pour se répartir les tâches & pour que l’on prenne du plaisir lorsque l’on change d’armure. Mais auparavant, on dénote une profondeur dans les compétences à améliorer pour chaque, donnant envie de partir en quête de tout ce qui est envisageable. En vue de pousser ses multiples secondes peaux au niveau de ses soutiens offensifs, de soutien, ses armes… En changeant son style, que cela impacte sa puissance ou juste l’aspect cosmétique. Casque, plastron, vinyles, animations pour interagir avec les autres ou juste se donner un genre… Avec en plus la possibilité de sélectionner une variété de matériaux. Soit une multitude de possibilités. Ce qui s’avère aussi intéressant concernant les mécaniques de jeu en elle-même, que pour se différencier en ligne.

Anthem incite d’ailleurs à y prendre part en multijoueuse/eur, tant la récompense sera plus importe que seul(e). Sans oublier que techniquement cela aidera. Et à ce propos, certaines missions ne pourront être réglées que de cette manière. Heureusement, le jeu délivre un pratique rassemblement de ses connaissances ou d’autres personnes. De quoi s’amuser avec qui l’on souhaite. Ou bien de partir avec des inconnu(e)s, mais l’on sait que parfois l’objectif peut en pâtir. Heureusement, la simplicité de cette mise en place permet de ne pas pester.

L’hymne à la joie

Le moins que l’on puisse dire, est qu’Anthem réussit son coup visuellement. Même si cela reste un aspect esthétique & que l’on peut toujours s’en passer dans un jeu. Mais la qualité de celui-ci sur ses graphismes, permet d’autant plus de profiter de ses folies au sein de son javelin. Le monde regorge de suffisamment de détails, surtout grâce à son univers organique, pour que l’on apprécie l’admirer.

Au-delà des environnements, les javelins en eux-mêmes claquent littéralement. Au même titre que les combats auxquels ils prennent part. Les effets de particules, les déflagrations, les éléments employés par le Tempête… On en prend plein les yeux. Mais tout n’est pas que cosmétique, puisqu’au niveau moteur de jeu, la jouabilité de haute-volée s’y ressent également. Se mouvoir avec son exosquelette est un régal. Et l’on y ressent de véritables différences entre chaque. Les déplacements sont brillants. Voler dans tous les sens, effleurer l’eau en fonçant… s’avère juste génial.

La richesse de la personnalisation des 4 classes de javelins, elles-mêmes très différentes, offre à Anthem une profonde dimension rôliste. Qui bien sûr s’allie à une qualité dans la jouabilité assez grisante. On apprécie ainsi déjà faire sa popote de son côté en essayant diverses approches pour ses exosquelettes, les pousser à fond pour débloquer des éléments plus puissants… Mais le plaisir est magnifié dès que l’on s’y plonge en équipe soudée. On attend désormais de voir les prochains Actes.

Inod

Développeur : BioWare
Éditeur : Electronic Arts
Genre : Jeu de rôle action
Supports : PlayStation 4, PC & Xbox One

Voir aussi

Toki sera disponible le 06 juin

Bonne nouvelle ! Puisqu’au-delà de la version digitale standard sur Playstation 4, Xbox One et …