Breaking News
Accueil / Critiques / Animal Empire

Animal Empire

Ce n’est pas un simple deck-building que nous propose Jack Ford Morgan au travers d’Animal Empire (Half-Monster Games), mais un véritable empire-building. Soit un jeu de cartes de construction d’empire, où les animaux ont pris le pouvoir.

Le monde a considérablement changé, probablement pour le mieux, puisque les humain(e)s ont été surpassé(e)s par les animaux. La chute de cette vieille civilisation ayant notamment été provoquée par l’évolution des créatures, qu’elle se complaisait à dominer. Devenus de véritables animaux anthropomorphes, ceux-ci vont à présent s’affronter au cours d’Animal Empire, pour dominer le monde.

Les 2 à 8 animaux monarques que vous êtes, feront en sorte d’étendre chacun(e) de leur côté leur emprise sur les 16 royaumes constituant l’univers d’Animal Empire. Soit 9 à conquérir pour l’emporter, en sachant que chacun(e) débute avec un royaume face visible tiré au hasard. Sous lequel l’on situe sa carte couronne. Enfin, l’on pioche un campement & récupère l’armée qui correspond à son royaume, pour sa main. Les royaumes non distribués, sont disposés entre les participant(e)s. Tandis qu’au centre de cette aire, se trouvent les piles d’armées & de campements.

Réussir à s’en accaparer s’avère éminemment important, afin de détenir un plus large éventail de possibilités. En commençant par l’utilisation de son armée. Car pour l’instant avec une seule, l’on ne peut effectuer qu’une action. Toutefois avec plusieurs, l’on pourra en employer 2 afin d’accomplir autant de manœuvres spécifiques. Voire mieux encore, si un campement améliore nos capacités. En sus de la spécialisation de chaque escouade. Comme la défense, qui empêche un(e) opposant(e) de vous obliger à vous retirer d’un lieu, malgré sa menace. Ou encore les raiders qui peuvent eux enchainer la prise d’un royaume, avec une marche vers un second. Sans oublier Fleet of Foot, qui offre un déplacement. Enfin, l’attaque renvoie une armée adverse chez sa/son propriétaire, si jamais elle/il a osé se rendre vers un royaume.

Il est ainsi envisageable d’avancer sa milice, tant à côté de l’un de ses propres royaumes, que celui d’un(e) rival(e). Voire sur un libre ou sur un campement qui l’est, afin de se l’approprier. Alors que pour prendre ceux adverses, il sera nécessaire de les attaquer en quantité suffisante. Ou carrément de s’y engouffrer en cas d’absence de défense. Évidemment, cela vaut également pour vos propres structures, qui risquent l’envahissement. Attention, l’on ne pourra jamais réduire à néant le royaume d’une personne.

Intéressante spécificité, Animal Empire octroie l’opportunité d’acquérir la carte de souverain(e) d’autrui. Faisant devenir quiconque de concerné(e), notre vassal(e). Offrant par ce biais un potentiel soutien, puisque sous votre règne, cette ou ces personnes gagnerai(en)t aussi la partie, si vous parveniez à la victoire. Pas au même niveau que vous cela va de soi. Cependant, elle(s) peu(ven)t préférer ne pas être bénéfique(s), par rapport à vos ordres en vue de capturer davantage de royaumes, de prendre d’assaut tel(le) joueuse/eur, de vous protéger… Bien entendu, afin de les motiver l’on pourra les récompenser.

Animal Empire profite de son thème animalier, à tendance anthropomorphique, pour nous en mettre plein la vue, via les personnages de Barend Chamberlain. Tandis que les environnements bénéficient tout autant d’un soin particulier, avec les illustrations de Craig Lee & Jess Wilce, L’ensemble délivrant des tons & une atmosphère mystiques, au sujet médiéval. Ce dernier qui relève d’une histoire écrite par Maria Gabriela Orellana.

Le règne animal est désormais bien là, grâce à Animal Empire ! Qui en parallèle à ses somptueux visuels & tous ses points stratégiques, offre une particularité rare en permettant de passer sous son commandement un(e) ou plusieurs opposant(e)s.

Inod

Voir aussi

Chronicles of Crime

Apprécié éditeur qu’est Lucky Duck Games par l’originalité des projets présentés, l’on plonge cette fois …