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AirHeart : Tales of broken Wings

Tout en proposant un jeu vidéo avec tout ce que le terme peut vouloir signifier,  en profite pour glisser un hommage à Amelia Earhart. Notamment pilote, avec de grands accomplissements derrière elle. Elle n’aurait peut-être tout de même pas imaginé à l’époque (disparue en 1937 mais qui sait depuis…) que sortirait le jour de son anniversaire en 2018 AirHeart : Tales of broken Wings. Un logiciel sur une console vidéo-ludique & sur des ordinateurs pouvant être riquiquis. Certainement l’œuvre de la sorcellerie, comme ces machines volantes.

Je suis la reine des pirates de l’air conditionné

Que les machos de Top Gun laissent place à Amelia. Jeune réfugiée du désert, ayant trouvé comme point de chute la cité volante de Granaria. Son objectif, devenir le top des pilotes et des pêcheuses. Effectivement les 2 ! Tout bonnement car dans AirHeart : Tales of broken Wings, le monde est légèrement différent de celui que l’on connait dans notre réalité.

Les poissons volants existant dans les 2, sauf que dans le jeu, ils volent littéralement dans les cieux. La pêche se fait donc au beau milieu de ceux-ci, à bord d’avions. Ces animaux et pas qu’eux d’ailleurs, puisque notre héroïne vise au final la baleine, sont le nerf de la guerre. Rendant l’ambiance moins poétique.

L’exploitation animale est tout aussi intense et malsaine qu’IRL. Qui plus est, l’huile reste un trésor du même acabit, avec pour source celle obtenu suite à des horreurs faites à ces mignonnes créatures.

Mets de l’huile

Pour atteindre son but, on contrôlera le coucou d’Amélia & visera les ennemis, à l’aide des 2 sticks. Il s’agira ainsi de se mouvoir & de pêcher, tout en esquivant/attaquant les pirates en voulant à notre butin. Les poissons apportant la richesse & cet univers ressemblant clairement au notre, ils attirent évidemment la convoitise de quasi tout le monde. Dont la leur. Plutôt que d’eux-mêmes faire le boulot, ils préfèrent s’accaparer ce que les autres ont récupéré. On aura ainsi, à l’instar des créatures à pêcher, droit à du menu fretin & d’autres plus retors.

En montant les paliers, on croisera la route, du moins le couloir aérien, de boss. Tandis que les poissons s’avèreront aisés à attraper à un niveau bas. Plus l’on grimpera, plus il sera complexe de les attirer. Comme il se trouve être indispensable d’en choper, en vue de les échanger contre de l’argent pour mieux s’équiper, l’idée récurrente du farm des JDR fait son apparition. Sauf que pêcher continuellement au même endroit, appauvrira les lieux. Surexploitation des cieux, à l’instar de celle des milieux aquatiques, un message intéressant de transmis. Cela poussant à se confronter constamment à des poissons au niveau plus relevé. Subtile manière de procéder.

Surtout que vous n’êtes pas seule sur le coup. Vous pourrez donc éliminer la concurrence. De quoi récupérer davantage d’huile par votre méfait. Tout en réduisant le taux de pêcheurs. Cependant, si vous croyiez pouvoir agir en criminelle sur ceux-ci, vous voilà mal embarquée. La police venant vous faire goûter de sa ténacité. Les plus vil(e)s d’entre vous y réfléchiront à 2 fois avant de tenter une telle action. Les combats seront eux plus stratégiques qu’un simple échange de tirs. Le harpon pouvant servir à accrocher l’adversaire. De quoi lui retirer son blindage ou encore ses atouts offensifs. Plutôt utile afin de n’en faire ensuite qu’une bouchée.

Lorsque l’on pensera avoir suffisamment récolté de biens, en route pour la descente vers la base. On retrouve là l’un des grands atouts d’ AirHeart : Tales of broken Wings. Celui-ci voyant s’y déployer un tout autre système de jeu, la diversité ayant souvent du bon. Il faudra bien s’accrocher afin d’éviter de se crasher. On évitera de percuter ce qui se trouve sur notre passage. Si l’on n’arrive pas à bon port, non pas avec un engin intact mais du moins encore en état, la perte d’huile & autres éléments sera notre punition. Ce qui rend moins gourmande notre pilote quant à ses expéditions. Il vaut mieux des petits allers-retours plutôt sûrs & sans trop de dégâts face aux ennemis, que de tout perdre.

Autre phase complètement différente, la forge. Les divers matériaux récoltés pouvant être assemblés. De quoi créer soi-même son équipement & pas juste en passer par la boutique, forcément cupide. La mécanique de craft s’avère poussée & l’on y passera beaucoup de temps. Il s’agit d’un morceau à part entière d’AirHeart : Tales of broken Wings & pas un petit. Ni une banale association. La réflexion & l’élaboration par rapport aux codes couleurs s’avérant essentielles.

Comme un avion sans ailes

Si les mécaniques de jeu voguent vers l’action & un monde loin d’être en paix, l’atmosphère au sein de laquelle on navigue apporte néanmoins un aspect poétique. AirHeart : Tales of broken Wings bénéficie d’une touche graphique originale & douce. Tandis que les lieux délivrent des environnements variés, avec l’originalité propre à l’identité de son univers volant/flottant. Empli de surprises collant à cette particularité. On peut ainsi se prendre à voler sans but, juste afin d’admirer le paysage, bercé(e) par de délicates mélodies.

En parlant de son, les doublages sont en anglais. Mais l’on a droit aux textes en français. Si vous ne comprenez que ce dernier langage, cela s’avèrera utile pour la personnalisation de l’engin, ainsi que les recettes de craft. Tellement de possibilités sont offertes, qu’il est plus qu’intéressant d’être sûr(e) de tout saisir.

L’histoire sera donc elle également compréhensible facilement. Néanmoins elle reste peu exploitée, mais ce que l’on y découvre étant intéressant, il n’est parfois pas plus mal de ne pas en faire trop. Ce que l’on voit souvent & amenant en général à la déception par un scénario alambiqué ou cousu de fils blancs.

Plus riche qu’un basique shooter twin sticks, AirHeart : Tales of broken Wings sait insuffler de la fraicheur via sa partie descente (plus dure sera la chute). Tout en lui octroyant une panoplie de craft démente. Le milieu n’en parlait pas tant, pourtant Blindflug Studios vient de nous sortir là un jeu à multiples facettes, réussissant à aller loin dans chacune.

Inod

Développeur : Blindflug Studios
Éditeur : Blindflug Studios

Genre : Tir
Supports : PC & PlayStation 4

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