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428 : Shibuya Scramble

Originellement arrivé en 2008 sur Wii, puis connaissant une vie le portant sur divers supports, 428 : Shibuya Scramble voyage pour la première fois hors du Japon. On sait que les productions de Spike Chunsoft connaissent un certain écho en Occident & notamment en France, si bien que par le biais de Ravenscourt/Koch Media, l’on bénéficie même d’une sortie physique sur PS4. Un évènement pas banal pour ce que les rageuses/eux n’appellent même pas un jeu, mais un truc de niche louche.

Le 28 avril ? Mais c’est ce soir le 28 avril !

La jeune Maria Osawa (pas la « catcheuse ») a été enlevée. Le problème lorsque l’on est ravisseur, c’est que l’on ne sait jamais trop combien demander en rançon. Trois ou 4 mille balles ? Un hélicoptère ? Des pizzas végétaliennes payées par le gouvernement, pour aider à réfléchir ? Allez hop, 50 millions de yens. Tout(e) bon(ne) criminel(le) sait également que pour demander une telle somme & même juste en échange d’un pin’s, il faut des proches derrière ou des personnes ayant besoin de celle enlevée, même pour de viles raisons.

Si ce n’était pas le cas, 428 : Shibuya Scramble s’arrêterait vite. Mais pour le coup, Maria a la chance de voir sa sœur Hitomi porter la rançon le 28/4 ou 4/28 comme l’on écrit dans d’autres contrées. Mais on n’allait tout de même pas localiser le nom en 248 Shibuya Scramble. Quoique l’on a vu pire.. Ceci non sans que la flicaille ne soit au courant, mais tout ne se déroule pas si simplement une fois sur place. Pour le reste, c’est à vous de jouer. Ce visual novel comprenant des tas de choix, dans la vie de 5 personnes, & n’étant pas de ceux consistant à tourner les pages. Le quintet en question s’avérant lui-même riche, puisqu’allant de la jeune fille en costume de chat, au flic, en passant par le gangster repenti ou encore le père Osawa.

La loi des séries télés

Il n’est pas innocent d’affirmer que 428 : Shibuya Scramble se déroule telle une série télévisée. Chaque segment d’histoire durant 1H, publicités non comprises, en sachant qu’il en compte dix. Cette caractéristique, ajoutée au résumé des précédents épisodes, auquel l’on a droit lorsque l’on en lance un nouveau. De quoi constamment raviver les souvenirs & intensifier l’émotion. Qui plus est si vous vous y adonnez progressivement, tel un rythme de programmation télévisuelle comme par exemple 1 session par semaine, l’effet n’en sera que plus important. Tout en vous replongeant dans les sensations fortes du scénario.

Ce dernier usant d’une particularité que l’on a également pu voir dans des séries. Mais rarement & encore moins à l’époque de la sortie originelle du jeu. En l’occurrence il se penche sur l‘histoire précise d’un(e) protagoniste, selon les séquences. On trouve ainsi un quintet de vie/points de vue, s’entremêlant au fil des évènements. Bien que certain(e)s ne semblent avoir quoi que ce soit en commun.

Cependant si vous croyez que 10H suffiront à régler l’aventure, en allant d’un point A à un point B, sans connaitre d’itinéraires bis ou si peu, détrompez-vous. 428 : Shibuya Scramble fait partie des logiciels de visual novel, connaissant une prolifération de possibilités. Un agissement avec l’une des héroïnes ou l’un des héros, pouvant sembler minime. Pourtant, sa répercussion sur un(e) autre sera titanesque. Nos choix ont des conséquences & pas qu’un peu. Il est par exemple tout autant possible de sauver de cette manière un personnage. Si l’on a raté le coche, on connaitra l’une des nombreuses « mauvaises » fins.

Ces dernières ne s’avérant pas de simples game over, mais de réelles conclusions scénarisées, entrainant une résolution ratée de votre part. Du moins si cela n’était pas volontaire. Car tout essayer fait justement partie du charme. Pour ce faire, on retrouve l’une des méthodes des jeux d’aventure, comme l’on disait auparavant, à savoir des mots surlignés, permettant de trouver la solution.

Originalité dans l’approche, les possibilités de transiter d’un(e) protagoniste à un(e) autre. Avec néanmoins le besoin d’atteindre le fin mot de chaque section à temps. De quoi sûrement se raconter des expériences différentes, d’une joueuse/eur à un(e) autre. Même si l’on n’en a pas encore eu l’occasion. Mais il s’agit là d’un partage intéressant à faire et on vous le proposera sur les réseaux sociaux, dans les commentaires du partage de cet article.

C’est L’effet papillon

Si l’on ignore de quelle manière l’on a pu connaitre cette citation d’une chanson de Bénabar, il n’empêche qu’elle se prête à l’ambiance. Ce n’est pas au niveau sonore que 428 : Shibuya Scramble saura nous plonger dans son univers. Pas de doublages, mais des textes, nous laissant être emporté(e)s par les images. Précisons que l’on bénéficie d’une localisation en anglais.

L’histoire de 428 Shibuya Scramble étant au cœur des débats & les choix à effectuer primordiaux, autant vous dire que ne rien comprendre ferait plus qu’entraver le plaisir & l’avancée. Cependant comme vous avez pu le constater, il existe des tonnes d’embranchements. Si bien que vous pouvez vous laisser aller à tout découvrir, en choisissant n’importe quoi car vous ne saisiriez pas un traitre-mot. Visionner les moult fins faisant partie de l’expérience.

Si les visual novel arrivant à atteindre l’Occident officient généralement dans un style manga, nous plongeant finalement dans un livre, avec plus ou moins d’interactions. Avec 428 : Shibuya Scramble, on est clairement dans le roman photo réaliste. Mais dont nous sommes les 5 héroïnes/héros, ce qui change grandement. Quelques vidéos viendront s’y adjoindre, mais ce n’est pas pour autant que l’on ressent un vide avec de simples images. Un immense soin ayant été apporté à celles-ci. Le jeu des comédiens/nes & la puissance des situations y sont palpables, bien qu’elles ne soient représentées que par un cliché ici et là.

Surtout que l’on retrouve une ample quantité de photos & de décors, rafraichissant constamment l’aventure. Ce qui s’avère loin d’être courant dans le genre.

L’histoire passionnante de 428 Shibuya Scramble, a de quoi toucher quiconque. Si les aventures narratives, avec des choix impactant réellement la suite, vous intéressent, vous êtes déjà en terrain conquis. Tandis qu’il vous suffit d’apprécier les romans, les séries, voire même le cinéma, pour avoir envie, non pas de suivre, mais de participer à cette expérience.

Inod

Développeur : Spike Chunsoft
Éditeur : Ravenscourt (Koch Media)
Genre : Aventure
Supports : PS4 & PC 

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