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Wolfenstein II: The New Colossus

Il est peu de dire que Bethesda Softworks nous abreuve en licences cultes ces derniers temps. Une autre est de retour, même si le dernier volet ne date pas tant que cela, via Wolfenstein II: The New Colossus. La qualité du précédent rendant celui-ci particulièrement attendu.

De rouille & d’os

En étant rien de moins qu’une véritable suite directe de The New Order, il en devient compliqué d’évoquer l’histoire de base de Wolfenstein II: The New Colossus. Tout bonnement car son prédécesseur mérite que vous vous penchiez dessus. Cependant vous pourrez sans mal vous lancer dans ce nouveau. Sachez juste que B.J. Blazkowicz, qui semblait avoir trépassé à la suite d’une fin héroïque, est en fin de compte toujours bel & bien là. Telle la Némésis de l’armée nazie. Pourtant notre héros est loin d’aller comme sur des roulettes, lors des prémices de son nouveau chemin.

Ces débuts auront sûrement de quoi laisser bouche bée, tant on entre sans vaseline dans cet univers touchant d’une part & totalement barré de l’autre. On ne vous gâchera pas la surprise, si vous n’avez pas jeté un regard vers les vidéos déjà révélées par l’éditeur. Dans le cas où vous l’auriez fait, vous savez que l’on tape loin dès le départ. On peut donc vous confier que l’on continuera sur cette ligne absolument pas droite, tant les soubresauts seront nombreux. On ira chercher loin dans les liens tissés ou encore dans le passé des membres de notre bande. Tout en plongeant dans une folie pure & dure à la seconde suivante.



Les États nazis d’Amérique

Au revoir la Vieille Europe, bonjour le nouveau monde ! C’est en quelque sorte ce que l’on pourrait se dire en débarquant au sein de Wolfenstein II: The New Colossus. L’aventure nous permettant de tâcher en fluide nazi, une bonne partie du continent américain. Cet apport permet évidemment de découvrir de nouveaux lieux, mais cela s’avère loin d’être anodin. On ne se retrouve pas juste en face de décors changeant plus ou moins & portant différents noms. Même si cet aspect figure au programme & pas qu’un chouïa. L’histoire du jeu s’avérant loin d’être anodine, elle touche de plein fouet la typographie des lieux & ses moindres détails. On ira vers des endroits connus, en transitant par des surprises survenues par les différences créées par cette uchronie. Le cocktail, certainement molotov, fonctionne avec brio.

Surtout que si l’Histoire avec un grand H a impacté le décor, l’inverse fonctionne tout autant. On a ainsi droit à des phases nous faisant voyager du sous-marin, à des bâtisses mal en point, en passant par d’autres paysages nous sortant des sentiers battus. De quoi régulièrement changer les approches, insufflant la fraîcheur nécessaire à un bon jeu. Néanmoins quel que soit l’endroit, on vous demandera en somme de défenestrer tous les ennemis pouvant oser figurer dans le champ. Sans discussion possible, ah non on est ouvert au débat sinon ça ferait trop méchants de Wolfenstein, cet épisode est amplement plus bourrin dans ses phases jouables que le précédent. Même si l’on pourra choisir un procédé davantage tourné vers l’infiltration. Cependant, son mix de séquences d’action qui tâchent une arme à chaque main, d’un scénario profond avec des liens l’étant tout autant entre ses protagonistes, le tout agrémenté de situations rocambolesques & de dialogues drôles, fait que l’on ne se lasse jamais de l’un de ses traits de personnalité. Ses cinématiques sont si bien écrites, que l’on ne peut les défaire de notre cheminement. De quoi diluer ces passages où vous auriez éventuellement tout défoncé.

Concernant l’action en elle-même, on bénéficie d’un arsenal oscillant entre le classique & l’exclusif attrayant, surtout que la puissance de frappe des armes inédites n’est pas gadget. De quoi vite les rendre populaires. Il n’empêche que nous apprécions la discrétion & la stratégie. Ce qui entre les capacités pour se la jouer agent secret & certains ustensiles, s’avèrera plutôt marquant. On pourra ainsi s’approcher tranquillement, avant de découper à la hache mais jamais à la hâte un malandrin inattentif. Ou encore éparpiller façon puzzle nos ennemis à l’aide de grenades. Un processus souvent plus marrant que de simplement les allumer.

Paint it Blazk

Si les vilains giclent sur notre écran, on ne peut qu’affirmer que Wolfenstein II: The New Colossus est avant tout une ode aux armes se débarrassant des opposants & non de ces derniers eux-mêmes. Elles y sont peaufinées à l’extrême, rares sont les logiciels pouvant se targuer d’en faire autant. Le rendu visuel est évidemment excellent, mais ça à peu près tout le monde en est capable. En revanche, leur présence titanesque à l’image prouve à quel point elles sont tout autant des héroïnes, que le sont les personnes formant notre escouade. La qualité sonore de chacune renforçant ce sentiment.

D’ailleurs au niveau du son, on dénote le haut niveau du doublage. De quoi se plonger d’autant plus dans son expérience scénaristique.

En décidant de constamment casser les codes, mêlant histoire poignante avec des situations désopilantes, dans un bain de nazis à détruire plus violemment que jamais, tout en nous laissant le choix dans l’approche, Wolfenstein II: The New Colossus prouve qu’il n’est pas un simple jeu de tir/action bourrin. Pourtant il encaisse fort de ce côté, mais sa profondeur psychologique & sentimentale, démontre qu’un bon scénario peut s’associer à une expérience à l’action débordante. Du grand art !

Inod

Développeur : Machine Games
Éditeur : Bethesda Softworks
Genre : Action
Supports & dates de sortie : PS4, PC, Xbox One 26/10/17 et Switch en 2018

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