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The Empire Of Corpses

THE EMPIRE OF CORPSES

Sans titre

The Empire Of Corpses, ou Shisha no Teikoku, est le premier film de la trilogie Project Itoh. Adapté du roman de Project Itoh (alias Satoshi Itô) & Toh EnJoe, le film a été réalisé par le studio WIT (Shingeki no Kyojin, Owari no seraph…) et a été diffusé en France pour la première fois en octobre 2015 dans le cadre du ‘’Paris Loves Anime’’. Chez nous, le film est licencié par @nime.

(Petite parenthèse pratique, la trilogie Project Itoh adapte 3 romans différents de Project Itoh, dont The Empire of Corpses, qui fera l’objet de cette critique, Harmony/ et Genocidal Organ).

Résumé:

Londres, XIXème siècle. Une nouvelle technologie est développée pour configurer des cadavres humains avec des âmes artificielles afin de les utiliser comme ouvriers et améliorer ainsi le rendement industriel. Nous suivons l’histoire de John H. Watson (qui deviendra plus tard le partenaire de Sherlock Holmes), un jeune étudiant en médecine à Londres, recruté par le gouvernement pour devenir agent secret : son but est de retrouver les écrits légendaires du Dr Victor Frankenstein dans lesquels sont dévoilés les secrets de cette technologie pour reproduire ‘’The One’’, le cadavre original doté de parole et de libre arbitre.

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Ce film était clairement celui que j’attendais le plus parmi la trilogie Project Itoh. En effet, il touchait à plusieurs thèmes assez intéressants et que j’apprécie tels que la Science Fiction, le Steampunk, la Psychologie et l’enquête. De plus, les différents trailers que j’avais pu voir m’avaient mis l’eau à la bouche. A-t-il été à la hauteur ? J’annonce directement la couleur : clairement, non.

Le film est mauvais pour plusieurs raisons : le fait qu’il mélange beaucoup de genres n’est pas en soi un défaut, sauf qu’à vouloir trop faire, l’histoire est partie dans tous les sens. La vérité étant qu’on a un scénario complètement incohérent, passant du coq à l’âne en un claquement de doigts, balançant des concepts çà et là, sans nous donner d’explications sur ceux-ci : le scénario est extrêmement confus.
Cette confusion peut tout de même s’expliquer par les références présentes dans le film, aussi bien littéraires qu’historiques ; en plus d’être extrêmement nombreuses, leurs origines sont multiples (Angleterre, Russie, Japon …).

the empire of corpses 1

De plus, l’histoire est orchestrée par des personnages plats et vides : pas un seul moment dans le film on ne cherche à leur offrir un passé, une personnalité, rien. On se fiche totalement de leur sort, on n’éprouve aucune empathie pour eux, la plupart sont même totalement inutiles, certains apparaissent le temps d’une scène pour disparaître à tout jamais ensuite, d’autres deviennent les alliés des héros de manière totalement aléatoire et absurde, même les antagonistes se succèdent sans aucune logique. Les personnages sont incohérents, à l’image de l’histoire.

Ensuite, ceux-ci nous offrent des discours sur des thématiques assez intéressantes, comme par exemple sur la définition de l’âme, son poids, sa présence, son absence, la capacité de l’homme à la reproduire (…), mais, le problème étant que, comme dit plus haut, ça ne va pas plus loin, on nous donne une explication en coup de vent, sans pour autant chercher à la développer, sans vraiment s’en servir dans la suite du film et, en outre c’était très souvent incohérent encore une fois : les personnages argumentent sur quelque chose pour faire le contraire peu de temps après. Quand je disais que les personnages étaient totalement contradictoires …

Après évidemment, on retrouve aussi le classique du héros qui a le destin du monde sur ses épaules, mais ce n’est pas le point le plus dérangeant. Même si on omettait ce détail, le film resterait médiocre niveau scénario.

Autre point noir du film, au niveau de l’animation : celle-ci n’était pas mauvaise mais tout simplement banale, décevant quand on sait que WIT est loin de ne pas avoir le budget adéquat pour mettre le paquet de ce côté-là, mais le fait est qu’ils ne se sont pas foulé : les nombreux plans fixes et l’omniprésence de la CGI (ou images de synthèse) pour animer les moments d’actions en témoignent.

Cependant, tout n’est pas à jeter dans The Empire Of Corpses, globalement les graphismes sont beaux. Petite mention à quelques décors assez sympas et appréciables, comme par exemple ceux où l’on pouvait observer la ville de Londres. Le charadesign était également soigné, je remercie d’ailleurs Redjuice pour son travail qui ajoute un point positif aux personnages.

the empire of corpses2

Enfin les OST étaient banales, ni excellentes ni mauvaises, sauf à quelques exceptions, l’une des meilleures étant évidemment celle présente dans le générique de fin et interprétée par EGOIST (à écouter ci-dessous, si vous êtes curieux).

Pour conclure, The Empire of Corpses n’est pas un déchet de l’animation; loin de là, le film est juste confus et brouillon, avec des personnages assez inintéressants, même s’ils ont tout de même un certain charme et qu’ils collent tout à fait à l’ambiance du film.  Il est mauvais certes, mais tout n’est pas à jeter. L’un des défauts majeurs étant aussi qu’il dure 2 heures, et 2 heures de confusion ne permettra qu’au spectateur de sortir plus perturbé qu’il n’a pu l’être durant le visionnage.
L’origine de cette médiocrité est cependant assez floue ; la faute au roman de base ou bien problème d’adaptation de la part du studio WIT ? Le studio aurait-il eu du mal à retranscrire à l’écran l’histoire dense de Project Itoh ?
Des questions qui resteront pour le moment sans réponse, faute de ne pas avoir le roman dans nos contrées. Cela laisse cependant le bénéfice du doute.

Après l’avoir vu 2 fois, je ne le conseille pas, à moins que vous ne soyez un adepte des histoires partant dans tous les sens et wtf-esque, ou tout simplement un curieux qui cherche à occuper 2 heures de trou. Le film me laisse un arrière-goût assez désagréable, et j’espère fortement que les deux autres films vaudront plus que ça.

Commentaires

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3 Commentaires

  1. Descendre à ce point le scénario sans aborder au moins brièvement le roman, c’est laisser le flou de l’origine de cette médiocrité. Est-ce que le roman de Project Itoh est tout aussi imbuvable ? Est-ce que c’est plutôt l’ajout de Toh Enjoe après la mort de l’auteur qui provoque ces dommages ? Ou alors n’est-ce qu’un problème de scénario, un problème technique de mise à l’écran d’une histoire bien dense ?

    Si on ne peut répondre à ces questions (ce qui est bien compréhensible, vu que le roman n’est pas disponible en français), il serait de bon ton de laisser une porte ouverte dans cette direction.

    Par ailleurs les références littéraires et historiques sont innombrables, et d’origines multiples (France, Angleterre, Russie, etc), ce qui explique une partie de la densité absconse de ce film. Je pense qu’il faut être honnête et évoquer cela avant de conclure que c’est un mauvais film.

    p.s : L’autre film actuellement adapté de Project Itoh, Harmonie, est vraiment une horreur, pas la peine d’essayer de le voir.

  2. Bonsoir,
    Effectivement ; j’approuve ces remarques pertinentes. J’avais omis les dites informations que vous avez pu citer, et j’en suis désolée. Je vais donc de ce pas modifier les petits bémols, (en en prenant de la graine par la même occasion!!). Merci, pour votre commentaire très juste et constructif.

    p.s : Merci de l’information, j’éviterai donc en conséquence. Enfin, peut être que j’y jetterai simplement un œil, mais je m’abstiendrai d’y consacrer une critique entière, merci.

  3. Je viens de voir le film et votre critique reflète tout à fait le sentiment que j’ai eu. Les thèmes, le chara design et les décors sont intéressants et pourraient presque lever un voile de fumée suffisamment épais pour nous faire oublier que nombre d’éléments de l’intrigue, d’enchaînements du scénario et de réaction des personnages n’ont ni queue ni tête.
    La question qui me reste à la fin est celle soulevée par Lepy : ces problèmes profonds sont-ils là dès le roman, ou ont-ils été générés par le portage à l’écran ? Mystère…

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