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SUPER LOVERS

SUPER LOVERS

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SUPER LOVERS est un anime du studio Deen (Fate Stay Night, Fruits Basket, Junjou Romantica..) en 10 épisodes et licencié chez CrunchyRoll au printemps 2016. Il est adapté du manga, toujours en cours, de Miyuki ABE, disponible en France chez Taifu. A noter que l’anime bénéficiera d’une seconde saison et d’un OAV en janvier 2017.
Il est catégorisé yaoi, romance comédie et slice of life.

Résumé :

Haru Kaidô a vécu jusqu’à l’âge de 8 ans au Canada avec sa mère avant de partir vivre avec son père au Japon. Désormais âgé de 17 ans, il apprend que sa mère est sur le point de mourir. Décidé à revoir celle-ci une dernière fois, Haru découvre non seulement que sa mère est en bonne santé, mais qu’elle a en plus adopté un jeune garçon âgé de 8 ans et demi prénommé Ren, malheureusement asocial à cause d’un traumatisme subi quelques années auparavant.
Haru se voit donc confier la difficile tâche de civiliser Ren…

Source : Crunchyroll

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SUPER LOVERS étant un anime abordant le thème de la romance, l’une des choses les plus importantes est bien la relation entre les deux protagonistes, l’évolution de leur amour. Ici, l’intrigue de l’anime se focalise bien sur ladite relation, entre Haru et Ren, relation qui se verra développée en deux temps : tout d’abord, lorsque Ren a 8 ans et demi, les rapports entre eux seront plutôt de l’ordre de la fraternité, Haru considérant bien Ren comme son petit frère, même s’ils n’ont aucun lien du sang, et enfin, l’évolution de leur relation amoureuse, leurs rapports sentimentaux, qui prendront place quand Ren sera plus vieux (à partir de 15 ans) : Pas de panique donc ! Aucune allusion sexuelle n’a été faite lorsque le plus jeune n’était qu’un enfant ; les rapprochements entre Haru et Ren se feront davantage lorsque ce dernier aura 15 ans, rapprochements ponctués quasiment à chaque fois de nombreux effets pailletés et de musiques assez niaises, rendant ces moments mignons ou ridicules selon le point de vue.

Cependant, même si ces deux étapes se construisent rapidement (les liens fraternels se sont construits en à peine un épisode), l’amour qui prend place ensuite tourne très vite en rond et piétine ; on joue au jeu du chat et de la souris, à coup de ‘’je t’aime’’, ‘’ah non tu es mon frère’’, ‘’je t’aime quand même’’, additionné à la bipolarité des personnages.

Défaut pour autant ? Non, pas tellement. En effet, on peut expliquer cela très facilement : Les protagonistes sont complexes et travaillés, même si au premier abord, un personnage comme Haru paraît énormément simplet et creux. Nos protagonistes ne cessent pas de penser, de se poser des questions, ils réfléchissent sur leurs actes passés, présents et futurs, c’est là l’un des plus grands charmes de SUPER LOVERS. Néanmoins, l’anime sous-exploite cette psychologie du personnage : en plus d’être extrêmement rapide lorsqu’il s’agit de créer des relations entre les individus, et ce problème ne touche pas que les protagonistes, l’anime ne prend pas le temps de les développer alors que c’est ici très important. Ce manque de développement est sûrement l’un des défauts majeurs de cette adaptation.

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Pas seulement une romance, SUPER LOVERS est également un slice of life ; caractéristique assez commune aux autres œuvres du genre, l’anime est assez lent, ce qui crée un contraste avec l’évolution précipitée des rapports entre les personnages mais également avec les nombreuses ellipses temporelles.

Même si cela n’est pas vraiment flagrant, l’anime suit une même trame qui est assez intéressante: l’évolution de Ren et son intégration dans la société. Cette trame permettra notamment d’en apprendre plus sur l’énigmatique jeune homme, même si, encore une fois, cette trame est mieux exploitée dans le manga, rien de nouveau de ce côté-là.

Les graphismes de SUPER LOVERS sont banals, en plus du fait que la qualité ne va pas en s’améliorant au fil des épisodes malheureusement. Même si les gros plans sont agréables à voir, au-delà de ça, le travail est assez bâclé (manque total de détails, absence de nez, d’œil,…). Le chara-design est beau du côté des protagonistes, cependant les autres personnages manquent cruellement de charisme (sauf peut-être la mère d’Haru), ils sont assez communs et classiques. La qualité graphique de l’œuvre animée fait assez pâle figure à côté de celle du manga, au plus grand regret du public.

Pour terminer avec un dernier point très important et extrêmement agréable, SUPER LOVERS, contrairement à beaucoup d’œuvres du même genre, n’est pas centré uniquement sur des relations sexuelles : il y a un véritable fond. Les scènes allant au-delà du baiser, dans cette première saison, se comptent sur les doigts d’une main, car ce n’est pas le but attendu ; on développe ici une relation amoureuse, un amour réciproque entre deux personnes, avec les joies, les peines, les problèmes. Le genre du Yaoi n’est pas utilisé comme prétexte pour montrer des hommes ayant des rapports, au contraire, le rapport sexuel se verra plutôt comme étant un accomplissement, un résultat, et non pas comme un vecteur.

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J’ai apprécié la vision de SUPER LOVERS, en grande partie pour le personnage de Ren qui est sûrement le plus intéressant, même si je regrette un petit peu cette adaptation lorsque je relis le manga ; le studio Deen possédait la matière et le potentiel, mais n’a pas su le mettre totalement à profit, chose très dommage quand on imagine quel anime de qualité ils auraient pu nous offrir. De plus, les différentes censures de l’anime étaient assez dérangeantes, même si elles étaient peu nombreuses, apportant plus de confusion et de malentendu qu’autre chose.

Toutefois, je conseille quand même SUPER LOVERS, davantage la version papier qu’anime mais jetez-y un œil (en sachant que la saison 1 de l’anime se termine sur un ‘’à suivre’’, invitant le public à attendre la saison 2).

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