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Persona 5

En se rapprochant de la sortie de Persona 5, jamais on n’avait vu pareil engouement pour un titre de la franchise, car bien au-delà de ses adeptes de toujours, voire d’un ou quelques épisodes, sont venu(e)s se greffer tout un tas de joueuses & joueurs n’ayant pourtant touché à aucun. Peut-être faut-il voir là une déception par rapport à d’autres licences dites RPG leur ayant donné l’envie de se pencher par ici ? Probablement ! Reste à avoir si ce petit dernier saura contenter tous les publics.1470746728-2068-jaquette-avant


Les années lycée

Pas de bol pour le héros principal de Persona 5, ayant voulu venir en aide à une femme mise à mal par un belliqueux politicien. Jusqu’ici on se dit qu’il est fort sympathique mais, comme trop souvent, soutenir quelqu’un se retourne contre soi-même. En l’occurrence, il s’est tout bonnement retrouvé éloigné de chez lui, avec le devoir d’intégrer un autre lycée pour sa deuxième année, tout en devant clairement faire ses preuves dans un désir de « réinsertion ». Enfin vous comprendrez en jouant ce dont il retourne réellement.

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Premiers baisers

La définition du terme jeu de rôle est devenue de plus en plus compliquée & on ne peut plus trouble, sans compter qu’à la base ce genre possédait déjà plusieurs embranchements. Mais sa récupération faite de manière de moins en moins crédible a étiolé ce que l’on en savait & pensait. Toutefois, en mettant clairement de côté les combats & l’évolution de tous les logiciels se targuant d’être des RPG, on peut voir ce qu’il reste. Et sur ce point, Persona 5 est l’un des rares à réussir à conserver le label JDR, tout simplement car l’on vit littéralement la vie de notre personnage. On joue donc un rôle, le notre ! On pourrait se dire que c’est le cas dès que l’on incarne quelqu’un dans un jeu, sauf qu’ici c’est véritablement chaque élément du quotidien de notre lycéen dont il s’agira & qui nous fera avancer dans tous les domaines de notre propre existence, enfin celle virtuelle évidemment.

Il sera ainsi nécessaire d’apprendre en étudiant, en bouquinant, en pratiquant certains domaines artistiques… De tisser des liens sociaux en sortant dans divers lieux avec les PNJ, en discutant… Le tout dans un temps limité : celui de votre quotidien ! Il s’agira donc de savoir jongler ou choisir entre des révisions, un boulot & une virée entre potes, cruel dilemme. Certain(e)s y verront la possibilité de reproduire leurs erreurs de cette époque IRL, tandis que d’autres préfèreront effacer le passé pour tout recommencer, voire même y choisiront le total contrepied de ce qu’elles/ils étaient. Une simulation de vie véritablement complète & non vaine, tant tout ce que l’on réalisera comme actions dans notre train-train journalier, se répercutera sur l’avancée de notre héros dans ses capacités, son porte-monnaie, son caractère…

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Vienne minuit, quand d’autres s’endorment, nous devenons pour la nuit

Un voleur ! Voilà ce que vous devenez ! Car vous n’êtes pas qu’un simple petit étudiant, vous êtes également un gentleman cambrioleur, bon surtout la seconde partie. Ayant la particularité de pouvoir pénétrer le coeur perverti des personnages, vous enfilerez votre plus joli masque de voleur fantôme non pas d’opérette, afin de parcourir des psychés toutes plus tordues les unes que les autres, impliquant directement & profondément l’univers scénaristique & la narration matures. Rien n’y sera aisé & en tant que filou, vous devrez savoir vous tapir dans la pénombre afin de ne pas vous faire repérer par les gardiens jalonnant votre parcours. Il s’agira donc de savoir y aller avec parcimonie, en se planquant dans des coins prévus à cet effet, & à évoluer progressivement de cette manière vers votre but, sans quoi vous risqueriez l’expulsion.

Cependant s’il n’était question que d’une partie de cache-cache, pas facile pour autant d’ailleurs, nous n’aurions droit qu’à des phases d’infiltration dans cette partie du logiciel. Ce qui est loin d’être le cas, puisque comme vous vous en doutez, les batailles au tour par tour sont également au rendez-vous. Le système s’avérant classique, avec ce qu’il se doit d’éléments & d’altérations d’état via les persona.
Molester ses adversaires sera essentiel afin de leur soutirer quelques atouts comme de l’argent & des objets, voire carrément de les recruter en discutant un peu. Néanmoins n’allez pas croire que cela ne fonctionne que dans un sens & c’est ce qui s’avère le plus intéressant, plutôt que de tout laisser aux joueuses/eurs & rien à l’intelligence artificielle adverse. Votre escouade pourra donc être victime d’enlèvements elle aussi. Si vous pensiez jusqu’ici qu’en cas de prise d’otages il fallait appeler le F.B.I., vous vous rendrez compte que de bonnes fusions entre persona suffiront.

Toutes ces spécificités s’avèrent essentielles à Persona 5 & elles sont nombreuses comme vous avez pu le constater. C’est justement ce qui fait son charme. On ne se retrouve pas en face d’une expérience avec une feature/un système de jeu, où s’ajoutent des touches annexes pleinement accessoires & absolument pas poussées. Ici c’est l’inverse d’un groupe d’idols : tout est majeur :! Les séquences de vie, l’infiltration, la bagarre, le recrutement, l’évolution, l’élaboration de persona… Tout est conçu avec grand soin & l’on en porte tout autant à l’établissement de chaque dans notre partie.

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La boite de jazz

Si la saga principale est réputée pour ses atours graphiques léchés, avec une forte propension à faire éclater la rétine de par des designs hyper dynamiques, ainsi que des coloris très vifs & accrocheurs, Persona 5 est loin de déroger à la règle. On reste dans ce genre, en le rendant toujours plus abouti. Ce sont bien entendu les protagonistes qui en bénéficient le plus, avec une finesse dans le trait & des idées conceptuelles dépassant ses prédécesseurs, les rendant encore plus attractifs. Nul doute que si un Persona 6 débarque dans un futur plus ou moins proche, il saura lui aussi apporter sa touche, sans pour autant dénaturer l’identité de la saga, sauf s’il décide de nous surprendre mais nous n’en sommes point là.
L’originalité du bestiaire insuffle elle déjà un sacré vent de fraîcheur dans le domaine. On a vu tellement de JV, particulièrement des JDR, ressortant des ennemis semblables, que ceux croisés ici vont même probablement en déranger beaucoup, tant ce dont les gens n’ont pas l’habitude a tendance à être mal vu, à tort évidemment.

La modélisation des lieux lors de votre vie réelle est également de fort belle facture & l’on se plait à se promener & effectuer nos tâches dans ce monde vaste & si concret. Des aspects diamétralement opposés aux phases dans le Metaverse, privilégiant des sensations de malêtre.
Par ailleurs, nos balades s’avérant portées par une bande-son décapante & jazzy à souhait, elles s’en trouvent galvanisées.

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On ne peut ressortir indemne d’une expérience telle que Persona 5, tant elle est gorgée de nombreux aspects différents & importants dans l’approche ludique, tout en nous impliquant au maximum dans son histoire aux thèmes rarement abordés & ne se cachant pas derrière une censure qui n’existe que dans le domaine vidéoludique, grâce à une narration très fine. Les féru(e)s de la série adoreront & les novices n’auront pas de quoi être déçu(e)s.

Inod

Développeur : Atlus
Éditeur : Deep Silver
Genre : RPG
Supports : PlayStation 4 & PS3
Date de sortie : 4/4/17

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