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Monster Monpiece

Arrivé sur PlayStation Vita en 2014, & oui ça date, Monster Monpiece se fait une cure de jouvence en débarquant désormais sur PC via Steam, avec de l’amélioration dans la qualité visuelle, mais pas que de par l’absence de multijoueur. Cependant tout le monde ne le connait pas, comme il était jusqu’ici exclusif à l’immensément populaire portable de Sony, c’est donc dans le détail que l’on va se pencher dessus.

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Attrapez les toutes

Au sein du monde de Yafaniel où coexistent les humain(e)s & les Monster Girls, on incarne May Esperio, étudiante de l’académie de Kunagava, ayant pour but de devenir la meilleure « dresseuse » de cette caste d’entités, à l’instar de ses amies Karen & Elza. Cette dernière se retrouve alors frappée d’un mal la faisant transiter du côté de l’ennemi. Suite aux larcins qu’elle commet accompagnée de ses Monster Girls, c’est Yafaniel tout entier qui se retrouve menacé.

Notre héroïne voguera ainsi dans l’univers de Monster Monpiece avec pour objectif de guérir sa copine & donc au passage de sauver l’univers. Ce qui la fera se balader sous forme de pion sur une carte toute simple, comportant divers embranchements. Ceux-ci pouvant l’envoyer vers une case lui offrant une poignée de deniers servant à acheter des cartes & des objets, voire même lui délivrant directement une nouvelle carte, la guider vers un duel ou encore l’emmener vers une porte lui ouvrant l’accès à une autre portion de ce monde, non sans devoir combattre bien sûr.

Monster Monpiece

C’est l’heure du dududududuel

Une fois que l’on tombera sur un affrontement, on passera sur un plateau en vue de profil, avec des personnages & décors en 3D. Personnages arrivant sur l’aire de jeu suite au tour effectué de l’adversaire & bien sûr du notre, parmi les jeunes demoiselles que contient la main de chacun. Car effectivement, le terme Monster Girls n’est pas anodin. Toutes les cartes comportant une combattantes, les garçons étant refoulés !

Lors de ses tours respectifs, on a droit de placer une de nos filles sur le terrain, que ce soit sur l’une des 9 cases, formées en 3X3, allouées à son escouade. Les persos avançant au fil des tours, afin d’arriver devant la bâtisse adverse qu’il faudra attaquer pour gagner, tout en sachant que les côtés des deux équipes sont séparés par trois cases, une par ligne, que l’on pourrait nommer comme neutres, bien que l’on s’y battra autant que sur les autres. Néanmoins on ne sera pas forcé de les poser par unité, puisque l’on peut aussi les fusionner & pas nécessairement entre deux cartes identiques. Selon les cas, à commencer par le besoin qu’elles figurent dans la même catégorie (archères, combattantes, sorcières… ), elles pourront être associées afin de monter leurs statistiques d’attaque, de santé & de magie.

Toutefois on ne pourra pas sortir n’importe quoi comme on le désire, étant donné que l’on se verra octroyer un total de mana différent, commençant en bas de l’échelle, obligeant à se servir de damoiselles moins fortes. L’élaboration de son paquet de cartes jouables s’avèrera donc primordial, car si l’on n’y met que des puissantes demandant par un exemple 5 unités de mana, on risque surtout de se faire exploser en moins de deux. Ceci tout en sachant que l’on ne pourra y inclure plus de trois cartes similaires.

Sans avoir besoin de tirer sur cet aspect, Monster Monpiece propose pourtant une facette un peu coquine plutôt rigolote. En effet au bout de quelques parties celle-ci déboulera, les premières heures permettant de s’adapter progressivement au système de jeu grâce à des nouveautés arrivant au fur & à mesure & bénéficiant toujours d’explications de qualité, car bien réalisées de manière à ce que l’on comprenne tout immédiatement, mais également & quasiment surtout car elles ne sont pas barbantes ! Celles-ci s’avèrent brèves, souvent trois petites phrases, plus schémas, & puis c’est tout. De quoi ne pas être harassé par des tas d’informations que l’on ne retiendra jamais & que l’on zappe finalement, pour se ramasser dans la foulée en essayant d’apprendre sur le tas. C’est là l’excellente réussite de Compile Heart & Idea Factory Intl, tellement on en a abandonné des didacticiels & autres explications en tout genre.

Mais revenons-en à la coquinerie, on sait que vous n’attendez que ça. Au bout d’un certain temps arrivera le mode Rub, pour lequel on aura déjà glané des points dès le début de l’aventure afin de se taper du bon temps avec les demoiselles. Celui-ci nous permettant, en passant par le quartier général où l’on retrouve les boutiques, les explications ou encore la possibilité d’ouvrir nos sachets de cartes, d’avoir un contact physique avec les Monster Girls afin de les faire évoluer. On pourra aussi bien les toucher, les pincer, remuer nos mains… sur toutes les parties de leur corps. Attention, pas n’importe comment ! Puisque celles-ci possèdent des zones érogènes différentes les unes des autres, il s’agira donc d’y aller à tâtons afin de les dénicher, malgré le temps limité. Bon, on avoue qu’il y a bien quelques héroïnes que personne n’a envie de toucher depuis toujours, si bien que le corps tout entier de chacune doit être une zone érogène.
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Pokegirl

En sus de l’attrait de collectionnite aiguë des cartes de Monster Monpiece pour remporter ses matchs, on a aussi envie d’en choper l’intégralité afin de découvrir les illustrations de chacune. Il peut même parfois nous arriver d’en sélectionner une à la place de l’autre dans notre gros paquet, juste car l’on préfère le personnage, indépendamment de ses caractéristiques.

Le style MOE reste assez léger, car bien que le logiciel possède une facette sexy, les dessins ne le sont que peu. Il y a quelques poses plus tendancieuses que d’autres, mais rien de fondamentalement olé-olé & encore moins au niveau vestimentaire. Y compris lorsque l’on aura efficacement rempli notre mission dans le mode Rub, nos filles monstres seront légèrement dévêtues, mais pas tellement. Cela devrait d’ailleurs décevoir les fameux sales g33ks. Ce qui en revanche l’ouvre à davantage de monde, à savoir celles & ceux voyant d’un mauvais oeil un peu trop de coquineries. Elles sont à peine suggérées ici & finalement les protagonistes sont largement plus habillées que des athlètes sur une piste. Sur le plateau de jeu, nos Monster Girls sont représentées en version chibi, les rendant pas si sexy, de quoi casser cette frange de son identité, enfin par pour tout le monde si vous voyez ce que l’on veut dire.

Le scénario n’est pas en reste & l’on a droit à des phases de dialogues en écran fixe, comme chez la plupart des jeux de rôle. Néanmoins parfois chez ces derniers on les trouve si longs que l’on décroche & cédons à l’accélération rapide en lisant ce que l’on peut, voire en ne regardant rien tant ces phases deviennent rébarbatives. Restant plus que convenables dans leur longueur ici, on les suivra avec intérêt. Elles ne s’avèrent ni trop courtes, ni trop longues. Que l’on accroche ou non, on pourra se laisser aller dans leur lecture sans trouver le temps long. En revanche il faudra tout de même comprendre l’anglais, comme quasiment toujours chez les RPG & bien au-delà encore, donc rien de plus, ni de moins comparé aux autres sur cette facette.

Au niveau sonore, les musiques d’accompagnement & le sound design, particulièrement présent pour les attaques, s’avèrent très bons, cependant on enchainera les parties & on ne les laissera donc que sur un combat dans une partie du monde, avant de remettre le son sur la portion suivante de l’univers & ainsi de suite.

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Accrocheur ! Voici ce qui ressort instantanément de Monster Monpiece, puisque l’on démarre une partie & l’on ne s’arrête pas de sitôt. On a plaisir à vaincre nos adversaires en rivalisant d’ingéniosité, en fusionnant nos Monster Girls afin de voir le résultat, en renversant des situations… Mais aussi tout bonnement en collectionnant, avec un passage ouverture de sachet & retournement de cartes assez amusant.

Inod

Développeurs : Compile Heart & Idea Factory Intl
Éditeur : Idea Factory Intl
Genres : Cartes/RPG
Supports : PC & PS Vita
Dates de sortie : 14/3/17 sur PC & 4/6/14 sur PS Vita

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