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Hover : Revolt of Gamers

Une fois n’est pas coutume, la première personne du singulier sera employée au cours de l’un de mes articles, ceci brièvement toutefois. Ce choix me permettant d’introduire Hover : Revolt of Gamers de manière plus simple. Ceux suivant mes pérégrinations ici & là notamment, ont certainement pu y voir que j’y évoquais fréquemment ce jeu depuis 3 ans, y compris via des articles sur d’autres médiums. Vous vous doutez donc que j’attendais impatiemment sa sortie définitive, la version Alpha étant elle disponible depuis un bail en accès anticipé sur Steam. Cependant le plus dur reste à venir : que le trio de Fusty Game (Marine, Charles & Pierre) à l’origine du projet arrive à combler nos attentes, les vôtres, les siennes, mais aussi un peu les miennes il faut l’avouer.

Le grind des clones

Si une immense partie de la population française prouve dans la vie quotidienne & au cours des élections qu’elle rêve d’une dictature, le studio derrière Hover : Revolt of Gamers a apparemment anticipé cette envie en proposant la ville d’ECP17, où toutes les distractions sont proscrites par le Grand Administrateur. & ce n’est pas cet escadron lui faisant front, les Gamers, qui lui fera changer d’avis. Il faut avouer que le jeu vidéo c’est mal, que celles & ceux, ah ben non juste ceux car les filles ne jouent pas aux JV, sont des assassins, des associaux, des idiots … on en passe & des meilleurs. Manque de bol si vous êtes pour ce système, les artistes l’ayant conçu sont eux dans le camp adverse, celui ne voulant pas de ça & prêt à l’affronter, au même titre que les héros d’Hover.

C’est en ce but que l’on incarnera une ou un opposant(e) au gouvernement en place, enfin il faudra en passer plus exactement par un clone & son costume toujours attractif, afin d’être capable de prouesses dans son activité favorite : la glisse au service de la bonne cause. Vous vous en servirez afin d’aider la population opprimée, tout en défiant le pouvoir en place & surtout au bout du compte signaler la situation à l’Union Galactique, dont le lien a été rompu par le GA. Malin comme tout dictateur, il sait bien que pour réussir dans son entreprise il doit couper toute relation afin que personne ne se penche sur son cas.

Need for grind : Hover pursuit

Au-delà de tout ce que l’on peut faire concrètement avec ses protagonistes au niveau de la personnalisation & de la glisse, la variété des missions, le scénario … Un aspect se pose puissamment dès le lancement d’Hover : Revolt of Gamers, son immense univers à parcourir. On évolue tout simplement dans d’énormes milieux en les considérant sur la longueur & la largeur, ceci sans qu’il ne s’agisse que d’une façade sur sa réelle consistance, étant donné qu’il y a un maximum de choses à faire, mais on en parlera dans le détail plus tard. Cependant cette taille n’est rien si on la prend de cette manière de prime abord, car la ville s’avère titanesque dans sa verticalité & c’est ce qui la rend plus impressionnante & là encore il ne s’agit pas d’un effet de style, tant cet aspect est implémenté dans le jeu & pas juste ici pour donner un look différent.

On vous le confiait, cette gigantesque cité est loin de s’avérer en carton pâte, tant il y a à faire. On découvre des classiques courses & autres livraisons, avec tout ce que peut comporter Hover dans sa jouabilité & l’originalité allant avec. Effectivement, devenir une reine/un roi de la glisse changeant diamétralement la donne par rapport aux mêmes types de missions dans des jeux où l’on conduit divers véhicules, voire où l’on est à pied. Plus originales, celles où l’on mettra en avant nos capacités à effectuer des tricks, ce qui ne nous étonne pas par rapport au genre & où l’on prend un plaisir fou tant le level design est fantastique. On passe encore un cap dans le coup de frais, via des séquences où le combat face au pouvoir en place sera de mise. On aura ainsi l’occasion de taguer & pirater des éléments afin de le mettre à mal, tout en devant éviter les représailles des forces de l’ordre. Ce à quoi s’ajoute le Gameball, un sport du coin.

Notre équipe de rebelles sans Lorenzo Llamas, son seul point faible, pourra être façonnée dans l’objectif de posséder des spécialistes selon les besoins. On aura donc l’occasion de leur attribuer des points au travers de plusieurs spécificités : discrétion, force, grind, piratage, vitesse & saut. Sans omettre la partie vestimentaire, encore plus importante en évoluant en multijoueur, histoire de se démarquer.

Car oui, Hover fonctionne tout autant en solo qu’à plusieurs & ça c’est loin de s’avérer si présent dans le JV actuellement. On imagine d’ailleurs qu’au fil du temps de sacrées communautés devraient se former, ce qui est déjà le cas depuis l’Alpha, mais avec cette sortie on peut envisager que cela grimpe. Ce qui devrait également amener énormément à la partie confection de ses propres activités & autres défis. On a déjà pu voir des créations incroyables, démontrant que la communauté a su s’approprier le jeu pour en galvaniser l’expérience. Prouvant également que les développeurs ont réalisé un boulot faramineux afin que les joueurs puissent réaliser cela d’eux-mêmes. On compte bien continuer à en voir au fil du temps, nous nous ne sommes pas doué(e)s.

Ghetto Hover

Dès ses prémices il y a quelques années, on a immédiatement saisi que l’ambiance d’Hover : Revolt of Gamers porterait quelque chose de fort. Visuellement, que l’on apprécie ou non d’ailleurs, on ne peut assurément pas passer à côté. On en prend plein les yeux, à coups de néons renvoyant forcément à ce que l’on nous montrait dans les années 80, début des 90, quand on imaginait le futur. Soit ça, soit le tout post-apocalyptique, genre Highlander 2 ou 5, même si ce dernier est beaucoup plus récent. Néanmoins les coloris flashy n’ont jamais pour autant signifié que tout allait bien, youpi on fait claquer la rétine. & justement comme on a pu le constater, tout ne va pas bien dans ce monde. Du coup les adeptes de productions de l’époque évoquées juste au-dessus repenseront à des tas de choses, probablement découvertes dans leur enfance, sans même qu’elles ne soient des références directes des auteurs d’Hover (bien qu’il y en ait des tas à référencer), mais c’est exactement dans cet esprit que celui-ci s’inscrit.

La patte graphique s’avère hyper originale & c’est un régal rien que de voir quelqu’un évoluer au sein de ce monde. Ceci valant aussi bien pour la dimension visuelle propre au style des décors & protagonistes, que pour les performances exécutées. Hover : ROG est clairement une de ces expériences que l’on prendra plaisir à regarder, en direct ou non, sur des sites de streaming & de partage de vidéos. Au même titre que des images réelles de sports extrêmes.

L’atmosphère graphique n’est pas la seule à nous emmener dans un monde si dépaysant, la bande-originale en étant tout autant responsable. On se laisse attraper aux tripes par les compositions de Cédric Menendez & de Naganuma Hideki, loin d’être banales. On ressent le travail effectué aux petits oignons selon l’environnement traversé. D’ailleurs si vous songez à l’acheter elle aussi, vous pouvez foncer.

Gargantuesque dans son contenu : taille de l’espace (cette verticalité !), variété des activités, univers sonore & visuel dément … Hover : Revolt of Gamers fait plus que confirmer ce que l’on attendait de lui. Autre atout indéniable, son coût de 19.99€. Un prix aussi bas pour un jeu de cette dimension étant si rare que l’on ne peut qu’encourager ses développeurs en l’acquérant.

InodDéveloppeurs : Fusty Game & Midgar Studio
Éditeurs :  Playdius & Plug In Digital
Genre : Action
Support : PC
Date de sortie : 31/5/17

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