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Death Parade


DEATH PARADE

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Death Parade est un anime du studio Madhouse, datant de janvier 2015. Adaptation du film Death Billiards (2013, 25 minutes, chez Madhouse également), il compte 12 épisodes. En France, l’anime est licencié par ADN. A noter que l’anime a également su profiter d’une sortie sur support physique très récemment chez Kazé.

Résumé :

Après la mort, les humains sont envoyés au Paradis ou en Enfer. Cependant, il arrive que certaines âmes atterrissent dans un Bar avant leur jugement.
L’histoire nous entraîne aux côtés de 2 personnes qui se retrouvent dans un jeu mortel qui révélera leur vraie nature.
Le barman, Decim et son assistante,  leur annoncent qu’ils ne pourront sortir de ce lieu qu’une fois la partie terminée.

Pourquoi sont-ils là ? Et que signifie réellement la vie pour eux ?

Source: Adala-news

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A l’époque [Oui, à l’époque, alors que c’était il y a à peine un an], j’étais tombée sur l’anime totalement par hasard, en jetant un œil aux fiches des animes de saison ; une simple lecture du synopsis a réussi à me convaincre à suivre les épisodes chaque semaine, les visuels en ligne et le trailer n’ont pu qu’encourager cette décision, et je dois avouer que je n’en étais pas, et toujours pas d’ailleurs, déçue.

Première chose, le concept de l’anime est assez intéressant, du fait qu’il s’intéresse et est en soi une hypothèse sur ce qu’il se passe après la mort, de par la présence de ce ‘’tribunal des âmes’’, avec les arbitres en tant que juges, qui estiment si l’âme est mauvaise au travers de divers jeux qui seront modifiés (pour en citer un, une partie de fléchettes où chaque case est reliée à une partie de votre corps) afin d’amener une certaine tension et enfin, faire ressortir ‘’la noirceur de l’âme’’ en quelque sorte. A première vue, cela a l’air assez compliqué mais pas de panique : l’anime consacre ses deux premiers épisodes à introduire et expliquer le concept, chose assez plaisante car on nous offre ici une vision de la même scène mais sous un angle différent. L’alternance de point de vue permettra ici au spectateur de saisir bon nombre de subtilités et d’éclairer les points confus suite au premier épisode. On notera également que d’autres informations seront délivrées au fil des épisodes, afin de compléter les cases vides. Il n’y a donc aucun risque de confusion, et c’est assez appréciable.

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Death Parade
suit globalement un même schéma narratif : le barman accueille deux personnes, les fait jouer à un jeu, puis juge leurs âmes. On peut donc craindre une certaine répétition et lassitude au fur et à mesure des épisodes, mais il n’en est rien : En plus du fait que les jeux et les personnes jugées sont différents à chaque fois, ce qui amène une certaine diversité, le fil rouge de l’intrigue n’est pas là ; en effet, bien qu’assez en retrait au début de la série, le véritable but de l’anime réside dans le jugement de l’assistante de Decim (le barman), assistante à qui l’on a effacé la mémoire de force. L’opinion du barman se forgera le long des 12 épisodes de l’anime, et c’est dans ce laps de temps que son assistante se verra développée : on retrouvera de multiples flash-backs lui étant propres, expliquant comment elle a atterri dans ce fameux bar, et permettant d’éclairer petit à petit les mystères de son personnage.

D’ailleurs, les personnages, parlons-en. Les protagonistes sont donc Decim, un arbitre/barman travaillant au Quindecim (lieu où se déroule globalement l’intrigue), et son assistante, une humaine amnésique (Ce qui explique le fait que je ne la nomme jamais car son prénom n’est dévoilé que tardivement dans l’anime). Il y a bien sûr d’autres personnages importants mais c’est le duo qui se révèle le plus intéressant. Ce duo est attrayant, de par le fait qu’on a ici donc, un arbitre, qui pense de manière lucide et logique et qui ne ressent aucune émotion, ainsi qu’une humaine qui est … Humaine pour le coup. L’anime oppose le point de vue humain de la protagoniste et le point de vue, au contraire, rationnel de Decim, ce qui entraîne une portée assez psychologique dans les dialogues et débats. Tout au long de Death Parade, la présence humaine auprès de Decim va l’amener à se remettre en question, aussi bien lui que son point de vue, ainsi que le système des arbitrages (qui était pourtant là bien avant qu’il ne commence son travail d’arbitre). Et c’est là que ça devient très intéressant : Plusieurs questions sont soulevées ‘’Comment juger les humains quand ils peuvent avoir un passé et des comportements si compliqués ?’’,  »Quel sens ont ces jeux truqués, qui « créent les ténèbres » plus qu’ils ne les révèlent?’’. Car la protagoniste le démontre : non, les humains ne sont pas logiques, ils sont beaucoup plus complexes à comprendre, ce ne sont pas des robots ou des marionnettes, ils sont doués de sentiments, et ce n’est pas chose aisée de les juger, et personne ne devrait pouvoir et avoir le droit de le faire.

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Dans Death Parade, on retrouve beaucoup de personnages certes, mais le point positif est qu’ils sont quasiment tous développés d’une manière différente selon qu’ils soient secondaires ou principaux. Du côté des personnages secondaires, même s’ils n’apparaissent parfois que le temps d’un épisode, durant celui-ci on leur attribuera une histoire, on nous expliquera la raison de leur présence (très souvent de manière implicite d’ailleurs) et on les verra évoluer rapidement au fil du jeu auquel ils sont confrontés, pour la simple et bonne raison qu’ils doivent être jugés. Ceci explique donc cela. Au contraire, du côté des personnages principaux, le développement se fera plus ‘’normalement’’, c’est-à-dire le long des 12 épisodes de l’anime. Leur développement se fera notamment au niveau de leur mentalité, prouvant que, ô bonheur, on ne parle pas à des plantes vertes, et qu’ils savent réfléchir et prendre en compte les remarques, comme celles de la petite humaine présente au sein du système.

Même si Death Parade touche à des thèmes assez difficiles tels que la mort, le suicide, le meurtre, l’anime n’a pas pour autant toujours une ambiance morbide, loin de là. Bien que cette dernière soit assez spéciale, et ne plaira donc pas à tout le monde, on pourra retrouver certaines scènes assez comiques, grâce aux personnages, ou bien aux situations dans lesquelles ils se trouvent. On citera par exemple le personnage de Decim, qui, de base, est quelqu’un d’impassible et qui ne ressent pas d’émotions, qui saura aussi bien apporter une certaine tension, mais également un petit côté amusant par moments, de par son impassibilité et son talent à toujours rester stoïque. Cependant, ce serait mentir que d’affirmer que l’anime ne touche pas aux sentiments, il a tout de même une portée assez dramatique.

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Le plus gros défaut de Death Parade ne réside sûrement pas dans sa qualité graphique et d’animation : les décors sont beaux, les graphismes soignés et agréables à voir, l’animation est fluide et franchement bien foutue, et le chara-design colle parfaitement à l’ambiance originale et spéciale de l’anime. C’est épuré, c’est propre, c’est génial.

Le défaut le plus flagrant de l’anime se trouve au niveau du rythme, et c’est un problème qui est assez récurent : on retrouvera régulièrement des moments assez longs et lents, qui seront très souvent accentués de par l’absence d’OST, ou tout simplement de paroles. De plus, on pourra noter la réutilisation régulière de certains plans ou scènes, et la répétition excessive de flash-backs qui devient assez gênante au fur et à mesure. Réutiliser des plans n’est pas en soit un défaut, mais de manière continue et régulière, cela le devient. Pour terminer, lorsque l’on fait attention, on remarquera quelques incohérences, qui n’ont pas énormément d’impact sur l’intrigue mais qui peuvent s’avérer embêtantes et rendre illogiques certaines circonstances quand on y réfléchit bien. Enfin, ce n’est qu’un problème mineur.

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Pour conclure sur une note joyeuse, l’opening est assez entraînant et est entièrement en décalage avec l’anime. Tellement que c’en est même surprenant, mais cela n’enlève pas sa qualité pour autant. De plus, l’anime termine ce qu’il a commencé : Le retour des souvenirs de la protagoniste et son jugement. Et ça c’est bien, pour la simple et bonne raison qu’on ne nous laisse pas au bout des 12 épisodes avec une fin ouverte, sans être arrivé au bout de l’intrigue. On reprochera sûrement la conclusion rapide de Death Parade cependant, il faut garder à l’esprit qu’elle n’est pas aussi rapide qu’elle peut en avoir l’air, les souvenirs de la protagoniste revenant lentement, mais sûrement, et les points les plus flous s’éclairant grâce à la remontée de certains souvenirs qui en appellent d’autre (Effet domino).

Je conseille donc Death Parade. Il n’est, certes, pas un anime révolutionnant l’industrie (et il ne prétend pas l’être d’ailleurs), mais sait se cantonner à son rôle de divertissement ; Le temps passé à l’avoir vu s’est avéré agréable de mon côté et je ne regrette pas de l’avoir regardé.

Et pour continuer dans la lignée, je vous invite également à jeter un œil au film d’animation dont il est adapté, Death Billiards, qui ne vous apportera rien de plus certes, si ce n’est un discours assez bateau à la fin, mais il ne dure que 25 minutes, vous ne perdez donc pas grand chose.

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