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Assassin’s Creed Le Codex Culinaire

Dans la lignée de sa série Gastronogeek, Thibaud Villanova perdure avec sa volonté de nous proposer des recettes collant aux univers issus des cultures de l’imaginaire via Assassin’s Creed Le Codex Culinaire. La gamme Hachette Heroes lui permettant cette fois-ci de toucher à l’une des licences proposant la meilleure mixture entre l’Histoire réelle & la fiction vidéoludique.

 

Sans casser 3 pattes à un assassin, le choix qui a été fait pour aborder les recettes s’avère juste excellent. Tout bonnement car celui-ci engendre divers points qui s’avèreront essentiels, afin de se sentir davantage imprégné(e) par l’univers. Ceci sans même avoir besoin d’être féru(e) de la licence, ni même du médium vidéoludique. Tout comme la franchise dans son ensemble jusqu’ici, Assassin’s Creed Le Codex Culinaire s’attache à respecter des codes historiques, géographiques & culturels. Ce dont le segment culinaire fait entièrement partie.

On bénéficie ainsi non pas d’une suite de mets placés un peu n’importe comment, mais de plusieurs menus dédiés à des assassins. Chacun ayant droit à un préambule présentant le personnage, puis la situation & les lieux. Le processus changeant selon l’endroit, parfois un soupçon d’humour prononcé, parfois plus d’émotion, on ne tombe pas dans la lassitude. Ce à quoi le final inclura un mélange de quelques figures emblématiques supplémentaires, afin de notamment passer par le Portugal & la Chine.

Tout comme dans les jeux vidéo AC, Assassin’s Creed Le Codex Culinaire sait nous faire voyager. Il en tire l’une de ses principales forces. Cette particularité de nous faire transiter à travers différents continents & époques, offre une richesse de saveurs explosives. On en voit de toutes les couleurs &, pour les moins aguerri(e)s, il y a de quoi découvrir des recettes évidemment, mais aussi des ingrédients de contrées que vous n’avez pas encore exploré gustativement parlant.

Les menus se constituant d’une entrée, d’un plat, d’un dessert & d’une boisson, la quarantaine de recettes sait nous faire toucher à tout. Au sein de celles-ci, quelque chose nous a grandement plu : l’utilisation de thé. On se délecte des breuvages avant même de les avoir tentés. Le cocktail des arômes énoncés donnant envie d’étancher sa soif au plus vite, notamment avec cette prolifération de thé. Même si nous avons préféré retirer l’alcool de nos préparations.

Que vous soyez habitué(e) ou non à cuisiner, Assassin’s Creed Le Codex Culinaire devrait trouver grâce à vos yeux. Le point faible de quantité d’ouvrages s’avérant leurs explications. Heureusement, Thibaud Villanova sait être clair & précis sans faire peur d’emblée. Surtout que ce livre fait partie de ceux capables d’attirer du monde pour le moment réfractaire à la cuisine ou n’ayant du moins jamais osé s’y lancer. L’attractivité apportée par AC permet cela & l’on ne peut qu’en être ravi. Ceci tout en sachant que cette frange du public pourra craindre de se jeter dans des explicatifs semblant longs à première vue. Là-dessus il a même réussi à osciller entre une pleine page, ingrédients & présentation compris, avec seulement quelques lignes parfois.

Pour faire saliver, on sait à quel point il est devenu essentiel de délivrer des visuels à l’impact gourmand certes, mais pas uniquement. Autant vous affirmer immédiatement que les photos de Nicolas Lobbestaël donnent envie de plonger ses doigts délicats, au sein de ces plats l’étant tout autant. Ceci par le biais de couleurs & de textures attisant notre appétit. Néanmoins ce n’est pas tout, comme nous vous le signalions. La mise en scène se trouve être de plus en plus importante dans notre société, souvent au détriment des recettes elles-mêmes comme le prouvent la majorité des magazines actuels. On a pu constater qu’elles tiennent en revanche plus que la route ici, l’essentiel est donc au rendez-vous.

Concernant leur représentation, on apprécie d’abord le fait que les mets en eux-mêmes ne croulent pas sous des tonnes de retouches & d’effets absolument pas naturels. Ce qui fait constamment se dire sur la plupart des recettes que l’on peut trouver en kiosque ou sur le Net, que sa propre réalisation ne ressemble en rien à celle proposée. Normal, étant donné que cette dernière est fallacieuse. On savoure donc la facette amplement plus naturelle que nous délivre Assassin’s Creed Le Codex Culinaire. S’y additionnent des éléments décoratifs bien sentis, tant par les couverts, que des accessoires de cosplay, mais également les décors. Sans omettre le grain de l’image très spécifique, nous renvoyant constamment cette impression d’ouvrage d’antan.

En sachant d’un côté happer les néophytes par le biais de la marque AC, tout en s’avérant non fermé à celles & ceux n’y connaissant rien. Tandis que d’autre part les recettes comblent les habitué(e)s de la confection culinaire, sans non plus rebuter les débutant(e)s grâce à des explications jamais trop longues, ni obscures (si des termes vous manquent, les définitions sont à la fin du bouquin). Ce à quoi s’ajoutent des visuels & des présentations nous plongeant toujours plus dans ce monde, donnant davantage encore envie d’essayer ces menus.

Inod

Auteur : Thibaud Villanova
Éditeur : Hachette Heroes
Date de parution : 02/11/2017

 

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